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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 15:16

Alors que presque tous les voyants étaient au vert juste après Deinze… Le stress commence à monter suite à divers contre temps.

Juste avant Deinze, j’étais juste embêté par mon dos de temps en temps. Depuis c’est quotidien… Tellement préoccupant que j’ai fini par aller consulter un ostéopathe. On m’avait dit tellement bien de se genre de manipulation que je pensais que j’allais en ressortir frais et dispo. Certes les manipulations opérées ont améliorés mon cas, mais c’est pas la panacée non plus.

Il y a eu aussi la chute m’ayant tenu à l’écart des bassins de natation durant 10 jours alors que j’avais prévu un gros volume de natation.

Il me manque aussi l’une ou l’autre longue sortie de CAP que j’ai du annuler suite à de trop grosse douleurs au dos et ensuite par faute de temps.

Hier, je voulais faire un dernier rappel de longueur en natation à la piko piscine. Au bout de 3500m : crampe… La même que celle ressentie lors du tri de l’Alpes…

Pour couronner le tout, je suis malade… Juste une petite engine ou un gros rhume mais je m’en serais bien passé…

Bref, je n’ai plus beaucoup de raison d’être optimiste. Même la météo est contre moi et annonce de la pluie à Majorque pour mes deux premiers jours sur place.

C’est un peu comme si toute la confiance accumulée lors de cette saison 2015 me quittait juste une semaine avant le jour J.

Mais comme je suis résolument optimiste, je suppose qu’il n’en va pas de même avec ma forme. Je me dit aussi que c’est mieux d’être malade maintenant que la semaine prochaine et que de toute manière les 20 derniers km de CAP se joueront dans la tête…

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 14:51

Ce dimanche, toute la famille est mobilisée par le triathlon de Saint Léger.

On arrive sur place juste avant 10h, soit juste avant le départ de la première course, un duathlon réservé au 6-7 ans. Lil fêtant son 6ème anniversaire le lendemain, elle fraude d’un jour… Mais devient la plus jeune duathlète de la famille. Colin poursuit lors de l’épreuve suivante et Elisa fera le 10-11 ans, non sans avoir a déploré une chute dans le dernier virage rendu glissant par quelques gouttes de pluie. Juste pour justifier la présence du service d’intervention pour désinfecter la plaie.

Pour ma part je me suis inscrit au challenge Varodem consistant à enchaîner le promotion et le découverte. Il y aura donc un Outmanns au départ de 5 des 6 courses proposées…

13h, première mise à l’eau… J’opte pour nager cette traversée unique du lac sans combi pour deux raisons : d’une part je pense que le gain de temps en natation sera perdu lors du déshabillage et d’autre part, j’ai pas envie de la remettre humide lors du second tri. L’eau est à 15°C, c’est froid mais c’est gérable. Je fais les 100 premiers à bloc, puis je ressens le besoin de souffler un peu… Les points de suture de la semaine passée m’ont interdit de fréquenter la piscine et je le ressens. Je sors assez mal classé mais sur 200 m l’écart en temps avec la tête de course (Matthieu L., faut-il le préciser) n’est pas (encore) énorme. Sur base de mon erreur de l’année passée, j’ai mis tout à gauche pour partir sans encombre. Dès cette première bosse, je double pas mal de concurrents meilleurs nageurs que moi. Je prends le premier virage à angle droit très (trop) prudemment et tente d’envoyer des watts dans les petits toboggans avant la longue descente. Mais je sens que j’ai encore les jambes lourdes suite à mes derniers entraînements en intensité avant Majorque. Je ne suis pas sans jambes mais ca aurait pu être mieux. Le vent souffle fort de ¾ face à l’aller, tellement fort que j’hésite à sortir de la position aéro lors de la descente, mais finalement ca passe. Je croise Mathieu dans la dernière partie montante, je compte, je suis 5ème. Vraiment pas loin de la deuxième place… Sur le retour, je gagne une place dans la côte, et reviens assez vite sur le 3ème .Je rentre dans l’aire de transition en 3ème position et en ressort 4ème. J’accroche tout de suite lors du départ en Cap, puis passe lors du demi tour au bout du lac. Il me laisse filer… Je maintiens l’écart avec le second, je tente de forcer un peu pour revenir dans le faux plat montant mais on court à la même vitesse… Je fais le dernier du lac en mode décrassage pour ne pas trop toxiner en vue de la seconde course. Me voici sur mon premier podium en triathlon…

Je gère assez mal la transition entre les deux courses, j’aurai du aller rouler une heure relax, mais au lieu de cela, j’ai papoté.

Place à la seconde course, ce coup-ci avec combi et surtout avec ma montre et ma caméra, toute deux oubliées lors du départ précipité. Cécile et les enfants me les ont ramenées.

A l’instar de la première course, je pars assez rapidement avant de prendre mon rythme de croisière. Il y a bcp de gens qui découvre le tri aujourd’hui, est ce à cause de ca ou bien c’est une coïncidence mais ca va être la guerre durant la première longueur. Ensuite, c’est nettement mieux. Je sors de l’eau dans les 20 premiers mais avec un retard forcément plus conséquent.

Pas de commentaires pour la partie vélo mais les vidéos :

https://www.youtube.com/watch?v=2NTCLQdL6ro

Je sors de l’aire de transition en 7ème position. Après le premier tour, je rejoins le 6ème, je me cale dans sa foulée jusqu’à l’entrée du petit chemin montant, puis je passe et pousse un coup afin de tenter de me rapprocher du 5ème mais on est du même niveau en cap, je termine donc à nouveau en mode décrassage. Je pensais que le challenge se jouait à la place et non au temps. Mieux informé, j’aurais sans doute poussé un peu lors des fins de course. Je termine donc ce premier challenge en 5ème position. Etant membre du club organisateur, je m’abstiens de tout commentaire sur la confusion d’après course lors de l’élaboration des classements et de la remise des prix…

Au final, super journée avec une première pour moi avec l’enchaînement de deux tri sur la journée, c’était plus facile à gérer que l’enchaînement avec la Charly Gaul, il y a deux ans…

Maintenant, place à Majorque…

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 08:54

La sortie de la nouvelle Virb est l'occasion ded me procurer l'ancienne à bon prix...

Certes, elle est un peu lourde, mais la qualité d'image est incomparable avec ma sportcam et la superposition des données gps m'a séduit.

Voici l'essai lors du tour des 3 vallées, celui que je fais le plus souvent... Avec un kom pour finir en plus...

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 07:50

Ce week-end, j’avis prévu un tout gros volume, voir un trop gros volume…

Vélomédiane + 8 h de Francorchamps…

Quand Nico m’a proposé une sortie de 5h le samedi, j’ai préféré supprimer la vélomédiane… Mal m’en a pris car j’ai gouté au bitume dans un virage empierré lors d’un détour dont on aurait pu se passer… Résultat des courses un passage aux urgences et 3 points au coude.

C’est donc avec deux beaux bandages au coude et au genou droits que je me rends à Francorchamps.

Cette année, il s’agit d’une manche du challenge bicyclic. Du coup pas question d’être en solo comme 3 ans auparavant, mais malheureusement nous ne seront que 3 ald de 4. La dream team :

Avant les 8h, je participe au clm individuel sur un tour de circuit. J’ai emmené l’ordu, mais à postériori il s’agit d’une erreur. D’une part avec les trois points de suture je ne sais pas me mettre dans la position idéal et d’autre part, je n’ose pas prendre la descente à fond sur ce vélo (65 km/h ald 75 au minimum sur le Wilier). Je fais aussi ce tour en sachant qu’il reste 8h à se répartir à 3… Je termine à une modeste 17ème place en 11’28’’.

 

Ensuite place au 8h. Je prends le départ avec l’intention de faire 4 ou 5 tours avec le groupe de tête. L’endroit clé du circuit est la portion entre le raidillon et les combes (même feinte qu’il y a 3 ans : un comble d’appeler « combe » le point culminant), ca monte entre 3 et 5 %, ce qui est gérable en soit mais c’est le rythme auquel on monte qui est moins facile à gérer. Lors de ces 5 premiers se sera à chaque fois une délivrance d’être au virage de Bruxelles, synonyme de la fin de la grosse relance…

 

Je passe le relais à mes coéquipiers qui eux aussi tiendront le groupe de tête. C’est moi qui vais lâcher prise lors du dernier tour de mon second relais… Ca monte trop vite pour moi…On est une dizaine à rester dans le premier groupe, à la moitié de la bosse, le gars devant moi laisse filer… et c’est aussi bon pour moi, je suis limite rupture, du coup je n’ai pas la force de boucher le trou.

 

On continue à se relayer. Au bout de 6h, on est 10ème au général, mais on sent revenir le 11ème qui profite du travail de la tête de course pour boucher les 6’ qu’on leur avait mis…

 

C’est moi qui vais terminer… Je suis marqué à la culotte par les henket finalement revenu... Le premier tour est un round d'observation. Lors du second, nous sommes rattrapés au sommet du raidillon par deux fusées... J'hésite à sauter dans les roues... lui ne le fais pas, j'y vais. Je suis limite, je sens les crampes poindrent le bout de leurs nez... Mais je m'accroche. Au sommet, il est toujours là... On poursuit avec les deux fusées jusqu'au sommet du raidillon... On se regarde, on laisse partir les 2 autres. J'arrive enfin à le faire passser devant moi. Je met la première mine, il rentre directement et en remet une... Je suis limite. Je mets un peu de temps à revenir. J'aurai du en metttre une... mais c'était pas possible.

 

Je décide de lui faire le km, mais il reste schotché dans ma roue... Comme je m'en doutais, il ne me laisse aucune chance au sprint... On finit 11ème et 4ème en C1. Pas si mal que ca à trois.

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 21:07

Pas facile de se mettre en route un vendredi soir pour aller … courir.

Mais d’un autre côté, ca fait déjà un entraînement du WE de fait. Je me rends donc avec les enfants à l’allure libre de Sélange.

Les enfants participent à la première course (1.2 km autour du village). Je fais la boucle en compagnie de Lilou qui parvient à courir toute la distance sans devoir marcher. Colin tente de suivre les premiers, évidemment bien plus agés… Et Elisa remporte la course féminine.

A mon tour, de m’élancer pour 11.5km, 1 de plus que prévu à l’origine pour éviter un chemin boueux. J’étais venu pour faire un peu de rythme, mais avec l’intention de ne pas finir cramé afin de pouvoir poursuivre l’entraînement du WE correctement. Mais dès le départ, je me rends compte que je suis proche de la tête de course… A la bifurcation des deux parcours, je suis 2ème. Il est dès lors tentant de faire la course. Je tente durant les 4 premiers km de rester dans les talons du futur vainqueur, mais il est trop rapide… Un petit trou se fait, je le bouche dans la première montée. Mais comme il est trop rapide pour moi, il repart tout de suite. Je tenterai encore dans un long faut asphalté (au alentour du 7ème km) de faire le forcing pour revenir. Mais je reprends trop peu de temps que pour pouvoir envisager la victoire. Je me retourne, personne derrière. Je décide de finir en mode décrassage, très satisfait de cette deuxième place.

Je m’excuse au près des organisateurs de ne pas être resté, mais étant avec les enfants, je suis rentré directement.

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 17:56

 

Ma route vers Majorque passait ce dimanche par Deinze. C’est certes un peu loin (plus loin que Weismempach qui a lieu le même jour), mais c’est un LD avec du gros niveau puisqu’il s’agit du championnat de Belgique de la distance. C’est surtout non drafting… Je vais pouvoir sortir le vélo de chrono.

Je m’y suis inscrit du Barroux. J’étais presque sûr d’y aller mais le fait de terminer le LD de l’Alpe dans le dur m’a pousser à m’y inscrire afin de me convaincre que je peux terminer un LD sans trop souffrir. Evidemment la difficulté n’est pas la même, la seule ascension du jour sera l’échelle pour sortir de l’eau et les « montées » de pont pour la traverser.

 

 

Je suis limite par rapport à mon principe qui stipule que le temps de déplacement doit être inférieur au temps d’épreuve… J’en ai pour 2*2h30 de route et j’espère finir en 5h…

Sur place, je retrouve deux camarades de Powermaxx (Hadrien et Gunther) que j’avais rencontré lors des entraînements sur la piste. On est voisin dans le parc à vélo. On se prépare ensemble et on se dirige vers l’aire de départ.

 

L’eau est nettement plus chaude qu’à Allemont… Mais surtout beaucoup plus trouble, dans le top 3 des eaux les plus dégeu… (1 canal à Brugges et 2 le canal Albert…). L’avantage du canal, par rapport au lac est qu’il est plus facile de prendre des points de repères, je devrais nager plus droit…

Je suis en deuxième ligne à gauche (côté corde) pour le départ. Ce qui va me valoir une belle bousculade au départ. Je tente à nouveau le drafting aquatique, mais comme on y voit rien, c’est plus difficile à mettre ne œuvre… On passe sous quelques ponts, je suis également dérangé par des feuilles qui flottent à la surface. Je me retrouve régulièrement dans le paquet, à chaque fois, je me dis que ca va se décanter au fil des mètres, mais je vais rester dans un petit peloton jusqu’au bout. Je fais le demi-tour à l’extérieur de la bouée et je repars à nouveau dans la bousculade. J’arrive enfin à la sortie au beau milieu du paquet (208ème en 37’57’’).

 

Je trottine jusqu’au parc à vélo, situé au beau milieu de la grand place de Deinze, je retrouve assez facilement mon vélo. J’enlève presque facilement ma combi, je ne la regrette vraiment pas celle-là. Je jette un coup d’œil sur l’emplacement de mes camarades de club, ils sont toujours dans l’eau. J’enfile des chaussettes, mets mes  chaussures, casque aéro et mon dossard. Je fourre également des gaufrettes et un gel sous ma combi à hauteur des cuisses. Bref une transition lente comme j’en suis habitué maintenant.

 

En route pour 4 tours de vélo. Le parcours consiste en un aller retour le long de l’eau avec une petite boucle supplémentaire à l’aller. Le vent est assez fort et majoritairement latéral, un peu plus favorable à l’aller qu’au retour. Comme d’habitude, je dépose pas mal de nageurs mais je dois aussi laisser filer 2 avions, j’en reverrai d’ailleurs un des deux dans le troisième tour. Pour rappel l’objectif est de courir un bon semi, je suis donc en mode économie d’énergie. Je pousse juste un peu plus lors du 2ème et 3ème tour en profitant du fait que je suis rattrapé par la tête de course de la vague précédente. Non je ne draftte pas, mais avoir quelqu’un devant vous-même à 3m vous motive à forcer un peu l’allure. Je surveille le cardio pour ne pas dépasser 150 puls.

Par contre je lève le pied lors du dernier tour afin d’être frais pour le semi. Je termine cette partie 61ème à plus de 37 km/h de moyenne…

Ci-deesous mes temps au tour extrapolé de mes relevés garmin :

 

Vélo tour 1

0:35:17

Vélo tour 2

0:35:46

Vélo tour 3

0:35:05

Vélo tour 4

0:37:09

 

Après avoir rangé mon vélo, j’enfile mes manchons de compression. Je ne veux plus nager avec et je pense que ce n’est pas très utile sur le vélo, j’avais donc pris la décision de ne les porter que pour la cap. En plus ca doit être assez compliquer à placer à la sortie de l’eau… Je me dirige vers la sortie du parc à vélo et en passant sur le tapis de chronométrage, je n’entends pas le petit bip caractéristique… Je regarde ma jambe, effectivement pas de puce, mdr… Je retourne à mon emplacement vérifie en vitesse, mais je ne la trouve pas… Je me dis tant pis, je ne serais sans doute pas classer mais je veux courir ce semi.

 

Ici aussi il s’agit de faire 4 aller retour le long de l’eau, le vent de face pour aller et favorable sur le retour. Je pars en mode mineur. J’attend impatiemment la première vibration de ma montre pour connaitre mon temps sur le premier km. Pas de chance, elle bug… Je fais un stop et reprendre et elle repart. Je continue… Le parcours me semble long, je ne vois toujours pas le point de demi-tour, il va falloir faire ca 8 fois… J’y arrive enfin… Juste après ma montre vibre… 4’23’’ . Je suis plus que satisfait, ca faisait longtemps que j’avais plus couru si vite (trop vallonné au Barroux et on est au dessus de 6’ avec Cécile…). Au bout du premier tour, je rattrape Hadrien, on s’encourage et chacun reprend son rythme. On en fera de même chaque fois que l’on se croisera ainsi qu’avec Gunter.

Je vais parvenir à maintenir une allure de 4’30’’ jusqu’au bout. Ci-dessous mes temps de passage au tour. Le premier est le plus lent, je me suis arrêté pour une pause sanitaire… Le 3ème un peu moins rapide que le second et dans l’euphorie du final, le dernier sera le plus rapide.

 

 

Cap tour 1

0:25:32

Cap tour 2

0:23:16

Cap tour 3

0:23:51

Cap tour 4

0:22:55

 

Je boucle le semi à la 34ème place en 1h34 .

Triathlon 1\2 Deinze Championnat Belgique
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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 19:22
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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 22:48

La première quinzaine du mois d’août est souvent synonyme de vacances, mais cette année on anticipe de près d’une semaine pour aller à l’Alpe d’Huez (tiens donc). Je suis inscrit sur le Longue Distance. C’est mon premier tri de l’année, le calendrier familiale primant, je n’ai pas eu l’occasion d’en faire un plus modeste avant.

Elisa et Colin, eux, participent à l’iron kids, la veille du LD. J’avais hésité à faire également le duathlon du mercredi, mais quand j’ai vu la météo pluvieuse, je me suis dit que j’avais bien fait d’être raisonnable. Comme à chaque fois, les enfants ont adorés de faire leurs tri respectifs… Pour preuve, le « C’est quand le suivant d’Elisa à l’arrivée ».

Le LD consiste en 2.1 km de nat dans le lac du Verney, juste au pied d’Oz… et du glandon… Souvenir du début du mois, où je suis passé avec la marmotte. C’est le lac alimentant la plus grosse centrale hydroélectrique de France, la natation y est formellement interdite, sauf 2 jours l’année… Ensuite, on parcourt 115 km avec l’alpe du grand serre, le col d’Ornon et la montée de l’Alpes… On termine par 3 boucles de 7 km allant vers le col de la Sarenne.

La veille de l’épreuve, je profite d’une promotion du village départ pour « échanger » ma combi aquaqsphère contre une aquaman, nettement plus performante (néoprène plus souple et aussi une taille au dessus, plus adaptée). Je vais donc déroger à l’adage… JAMAIS tester du matériel en compétition… Mais rien que d’avoir essayé l’une puis l’autre, je savais que je faisais le bon choix.

Place à la course… C’est non seulement mon premier tri de l’année, mais c’est surtout le plus dur que j’ai jamais fait… (pour rappel mes 2 LD sont le chtri man et Gérarmer). Je quitte l’Alpe en vélo avec le sac à dos de bienvenue reçu avec mon dossard. Je ne suis pas l’itinéraire par Villard Reculas, j’ai peur de percé sur la magnifique corniche et je crains d’avoir froid dans le descente du bois.

Dans la vallée, je me remémore la marmotte, mes souvenirs sont encore tout frais…

J’arrive dans l’aire de transition ½ heure avant le départ. Juste assez de temps pour retirer ma caméra (interdite sur le casque en tri) et de m’installer à l’emplacement 478. Je me dirige vers le lieu de la mise à l’eau. J’entends le speaker commenter la mésaventure d’un concurrent ayant oublié sa puce de chronométrage… je vérifie… Demi tour, j’ai moi aussi oublié de la remettre après avoir enfilé ma combi… Rebelotte, quelques secondes plus tard, ce coup ci c’est ma montre que je dois aller rechercher. Je vous l‘ai déjà écrit : le tri n’est pas un sport de distrait.

Je rentre dans l’eau (15,3 °C), c’est froid mais c’est gérable. Je me dirige vers la ligne. Avant même de l’avoir rejoint, le départ est donné… Ca fera 100 m de plus pour moi.

Me voici donc parti pour le plus gros triathlon auquel je n’aie jamais participé… Je tente un truc encore jamais essayé : le drafting aquatique. Celui-ci est permis. Ca marche et bien en plus, je me décale et à l’instar du vélo je suis immédiatement ralenti. Le plus dur étant de trouver la bonne personne à suivre. En ce qui concerne la nouvelle combi, pas de souci, même que du bonheur, j’ai beaucoup plus de facilité de mouvement. Je ne sais pas si elle me fait aller plus vite, mais en tout cas, elle me permet d’économiser de l’énergie.

Le premier passage de bouée se passe sans trop de bousculades. Mais je suis un mauvais poisson qui part trop à gauche par rapport à la bouée suivante, dès que je m’en aperçois je rectifie la trajectoire. A part ca, le premier tour se passe sans heurt.

Le second va être un peu plus compliqué… A mi distance, je ressens une crampe dans le mollet gauche… Non pas déjà me dis-je… Je nage avec mes manchons de compression, je pense que ça doit être la cause de cette crampe. Je fais quelques mouvements sur le dos afin de m’oxygéner… La peur de l’abandon m’envahit, nager avec une crampe est au-dessus de mes compétences… Je repense à un gars qui m’avait dit qu’il était interdit de nager avec ses manchons… info ou intox, en tout cas, je ne le ferais plus. Je reprends le crawl en modérant l’allure et en amplifiant mon geste respiratoire afin de surventiller. Ces diverses mesures suffisent… Je vais pouvoir terminer la natation.

Je sors 286ème en 42’30’’. Il y a pas mal de monde le long des barrières nadars nous menant jusqu’à l’aire de transition. Je n’ai toujours pas travaillé cette transition. Ma nouvelle combi s’enlève un peu plus facilement que l’ancienne. Outre mes chaussettes et mes chaussures de vélo, j’enfile également un coupe vent assez léger. C’est une erreur, j’aurais mieux fait d’utiliser une vareuse de vélo à poche déposée sur mon guidon avec éventuellement une paire de manchettes dedans à enfiler en roulant. Mais les conditions climatiques seront plus chaude que prévue, la trifonction aurait pu suffir.

Une nouvelle fois c’est la partie où je suis le moins classé (419ème), une nouvelle fois je me dis qu’il est temps que je m’entraîne à cette 4ème discipline qu’est la transition.

Point de vue matos, j’ai opté pour mon Wilier sans lui ajouter d’appendice supplémentaire Il y a peu de vallée et 3 cols, j’ai donc opté pour la légèreté et non pour l’aérodynamisme. N’ayant pas de poche sur ma tri fonction, j’ai ajouté un porte bidon supplémentaire sur ma tige de selle pour y mettre mon boyau de rechange et j’ai fixer une bombe de mousse sur le cadre. Je fourre trois galettes au miel et deux gels antioxydant le long de ma cuisse.

La petite bosse pour sortir du lac se passe bien, je dépasse déjà pas mal de gars. Je fais un petit clin d’œil en passant devant la route qui part à Oz. Le non drafting est jusqu’ici bien respecté. Par contre la partie descendante sur la grand route se fera en peloton, il faut bien avouer que c’est assez difficile de faire autrement.

Me voici au pied de l’alpe du grand Serre. Je l’ai déjà escaladé une fois lors de la Vaujany il y a 2 ans. En fait, tout le début du parcours est commun entre ces deux épreuves. Dès les premiers lacets, j’ôte mon coupe-vent et le fourre dans mon dos, c’est pas une si mauvaise place que ca, car je vais complètement l’oublier jusqu’à … l’arrivée. Je prends mon rythme, je suis bien en dedans, la route est encore longue. J’ai envie d’accélérer mais pour aller loin, il faut ménager sa monture. Je dépasse plus gars que je ne suis dépassé. Lorsque ca arrive, je me force à ne pas sauter dans la roue. Je monte ce col à ma main à un bon petit train de sénateur…

Ensuite place à une longue descente, un peu de vallée et on attaque le col d’Ornon par son versant le plus roulant, le plus facile aussi. C’est justement ce qui est dangereux… Ca donne envie d’y aller alors qu’il faut en garder sous la pédale. Je me cale dans le rythme d’un autre concurrent, toujours à 3m bien sur, mais avoir un meneur d’allure m’aide à ne pas aller trop vite ou à ne pas m’endormir. Par contre il est affublé d’une véritable sangsue qui le collera jusqu’au dernier km de l’Alpe… Certains n’ont pas compris que le tri était non drafting ou on un goût trop prononcé de la tricherie…

Le sommet d’Ornon est un peu plus pentu, c’est ici qu’on avait forcé l’allure lors de la Vaujany me valant un classement honorable sur Strava. Mais aujourd’hui pas question d’accélérer, je me préserve pour la CAP. Je m’amuse du panneau nous indiquant le franchissement du Xème méridien… Me voici au sommet de la deuxième ascension du jour… J’attrape un bidon au passage… Jusqu’ici le code couleur des bidons étaient clairs : bidons jaunes powerbar = énergie que je ne digère pas et bidon blanc au couleur du tri = eau… J’attrape donc un bidon blanc et comme je suis limite déshydraté, j’afonne ce bidon afin de pouvoir en prendre un second. Pas de bol, c’est du powerbar… je prend un second bidon, je goute, il s’agit bien d’eau, je vais pouvoir diluer cette crasse.

La descente est assez sympa, je rattrape mon poisson pilote et sa sangsue que j’avais laissé filer à 1km du sommet lors d’une pause sanitaire. En bas on papote 2 minutes de … drafting évidemment. On traverse Bourg d’Oisans et on attaque l’Alpe, c’est la troisième fois ce mois-ci que j’emprunte cette route. Je ne compte plus le nombre total de fois… On doit être pas loin des 20, alors que je ne l’aime pas (trop de circulation). Je pensais d’ailleurs que la route était fermée mais pas de bol, c’est pour le petit qu’elle sera fermée le lendemain. Je prends à nouveau un bon rythme mais soutenable. La température est plus élevée qu’annoncée mais rien à voir avec ce que l’on a connu lors de la marmotte.

A Huez, j’ai l’agréable surprise de retrouver Cécile et les enfants descendu avec les œufs pour venir m’encourager. Colin court à côté de moi quelques dizaines de mètres. Première grosse émotion de la journée… Il faut la contenir car la route est encore longue. A la sortie d’Huez, je les salue de loin lorsqu’il remonte dans le remonte pente. Je commence une nouvelle course, contre eux, qui sera le premier au parc à vélo ? Je termine malgré tout le parcours sans accélération.

Me voici de retour à l’Alpe… Cécile et les enfants ont été plus rapide que moi, ils sont à nouveau là pour m’encourager. Je termine le vélo en à peine moins de 4h40 à la 106ème position. Une fois n’est pas coutume, je réalise une « bonne » transition. En route pour un semi à 1800m.

Je sais que j’ai tendance à partie trop vite lors de cette enchaînement. Je conserve la cadence du vélo en CAP. J’y suis attentif car je ne veux pas m’effondrer lors du dernier tour. Je me sens relativement bien, enfin comme on peut bien se sentir au 2/3 d’un semi aussi dur que celui-ci. La première partie de circuit se passe bien. Je repense à la reconnaissance faite avec Cécile, à différents souvenirs d’hiver également (lors du passage sous l’Auris Express). J’entame la première bosse dans un petit chemin rocailleux, les jambes commencent à se faire sentir et je me sens barbouiller… Au sommet, juste avant le ravito, je ressens un début de crampe… je ne me sens plus du tout serein. Je marche jusqu’au ravito, bois de l’eau et repart jusqu’au demi-tout en trottinant… Je me sens de plus en plus mal… Je me mets sur le bords de la route et je suis malade. Comme le disait la chanson estudiantine : « je vomis comme un pro… ». Je repense tout de suite à ce foutu bidon de powerbar… J’avait déjà testé à plusieurs reprises cette boisson mais à chaque fois ca ne passait pas. C’est confirmé… A moins que ca ne sois du à l’immodium avalé au pied de l’alpe… Je repars… pour 30m, deuxième et heureusement dernier arrêt. Je trottine plus que ce que je ne cours. Je monte la deuxième bosse et entame la descente vers l’alpe. Je croise Cécile qui comprend tout de suite que ca ne va pas… Je ne dois pas être beau à voir… Retour au parc à vélo, j’en ai fini avec le premier tiers, je ne pense pas à l’abandon et me remet en route pour le second tour. Je reçois une première alerte de mon corps dans la petite descente au début du chemin empierré, la crampe est à nouveau toute proche. Je monte la bosse en mode mineur mais en continuant à courir… J’aurais mieux fait d’y marcher… Au sommet rebelote (pas au niveau gastrique heureusement), les crampes reviennent. Je suis à nouveau obligé de marcher 100 m. Je bois quelques gobelets d’eau et repars. Ces quelques pas de marche m’ont fait le plus grand bien, je revis… Je passe la seconde bosse sans soucis. Je profite de la descente pour accélérer un peu. En traversant l’Alpe, je cherche mon fan club… Ils sont déjà proche de l’air d’arrivée au niveau du ravito. Je marche à nouveau le long de celui-ci pour m’hydrater correctement. Puis je repars pour cette ultime boucle. Je m’oblige à marcher dans la première bosse ce qui me permet d’éviter une nouvelle alerte de crampe. Dernier demi-tour, dernière deuxième bosse et enfin je peux profiter lors de la dernière descente vers l’Alpe. Je vais terminer le triathlon le plus dure que je n’aie jamais fait… Comme je me sens à nouveau bien, je pousse un peu sur le plat, histoire de grappiller une ou deux places. Je traverse le parc à vélo, je tourne à gauche pour 50m de descente et cette fois-ci, je fais le demi tour à droite synonyme de ligne d’arrivée… Je repense aux enfants qui sont passé par là la veille…

Je boucle le semi en 1h52’42’’ et par la même occasion ce tri en 7h19’29’’ à la 130ème place.

Ensuite, c’est que du bonheur, les félicitations des enfants et de Cécile, ils m’avaient manqué à l’arrivée de la marmotte, j’en profite donc doublement. Beaucoup d’émotion aussi lors du retour vers l’appart.

On passera la soirée sur l’aire d’arrivée car les enfants voulaient gagner la clio… Chouette ambiance mais pas de cadeau pour nous

Triathlon LD Alpe d'Huez
Triathlon LD Alpe d'Huez
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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 07:16
Le non Nuerbergring

Ce week end est l’occasion pour moi d’aller rouler sur le circuit mytique du Nurbergring: C’est le challenge qui m’a fait découvrir cette épreuve. Malgré que ca soit à moins de 2h de route et je ne connaissais pas cette épreuve. Note pour plus tard, écumer le calendrier Allemand… La météo est annoncée tempétueuse alors que toute la semaine fut ensoleillée. Effectivement, une fois sur place, le vent souffle en rafale… Le départ est post posé… Puis l’épreuve est purement supprimée… Les allemands ne rigolent pas avec la sécurité et c’est bien ainsi. On se risquera tout de même sur un tour de circuit avec quelques gars du challenge… L’annulation était la bonne décision, en rando, c’était limite, alors en course… Ca sera pour l’année prochaine.

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 06:52

Ce samedi 4 juillet 2015, place à mon deuxième gros objectif de l’année (après le marathon de Paris) : la marmotte. J’en suis déjà à ma 5ème participation… Que le temps passe vite. Cette année, changement de formule ! Les enfants ayant grandis… ils sont au camp. Du coup, pas de fan club, pas de semaine d’acclimatation à la montagne, bref pas de séjour à Oz.

Je rejoins cette année l’organisation d’Yves qui emmène quelques gars du CC Weyler à la marmotte. Je vous passe les détails des désistements de longue date et de dernière minute, quoi que… Mais grâce au forfait de Jérôme T, Bernard est aussi du voyage.

On arrive dans la vallée de la Romanche le jeudi en début d’après-midi. On laisse la voiture entre bourg d’oisans et Allemont et on part reconnaitre le pied du Glandon. Ce n’est pas la plus belle partie, mais elle a le mérite d’être ombragée et j’ai envie de gravir la rampe que l’on devra remonter lors du retour.

C’est le moment d’ouvrir la parenthèse du nouveau parcours. Effectivement la marmotte 2015 doit modifier son parcours suite à le fermeture de la descente du lautaret. Un pan de montagne est en train de glisser et l’on prévoit un effondrement de tonnes de gravas. La route est donc fermée à toute circulation, le tour de France doit lui aussi se trouver un itinéraire BIS. Celui de la marmotte à fait l’objet de beaucoup de rumeur (aller –retour jusque Valloire, partir au sud (Ornon,…),…). Mais les organisateurs ont tranché pour conserver un passage dans la vallée de la Maurienne, le début de parcours est classique, on rentrera par l’enchaînement Mollard – Croix de fer pour remplacer télégraphe – Galibier. On nous ajoute les lacets de Montvernier (souvenirs, souvenirs) pour faire les 5000 m de déni, et une petite boucle par le pied des Karelis pour faire le kilométrage. Mais ca, ca sera pour samedi.

La marmotte 2015
La marmotte 2015

On fait donc demi-tour après ce premier tiers d’ascension, c’est aussi toujours bon de reconnaitre un petit bout de descente. Ensuite, on monte (en voiture) à l’Alpe pour rejoindre Yves à l’ours blanc. Le lendemain, traditionnel jour de repos lorsque l’on a passé la semaine à la montagne, on se tapera un aller retour jusqu’au lac du Verney et on monte cette fois ci en vélo à l’alpe. C’est peut-être un peu trop, d’autant plus que je suis parti de bonne heure ce matin pour aller reconnaitre le parcours de CAP du triathlon. Heureusement le parcours du semi, consiste en une triple boucle de 7 km. Je ne l’a fait évidemment qu’une fois. Mais bon cette montée de l’alpe me permet de m’acclimater encore un peu plus à la chaleur.

Samedi 4 juillet 2015, jour de ma 5ème marmotte, commence tôt… réveil à 5h00 pour aller prendre le p’tit déj à 5h30. Yves rêvait de son plat de pâte mais il n’en sera rien… Ici aussi, je perturbe mes habitudes, pas de gâteau sport, mais un buffet classique d’hôtel, je privilégie le pain complet, mais ca ne vaut pas mon gâteau sport maison.

Question matos, comme les années précédentes, ca sera off course le Wilier zéro 7, monté des boras, malgré leur profil de 50 mm, ce sont mes roues les plus légères (avantage certes perdu avec le poids du boyau de rechange dans la poche…). Ca me fait donc du 50 * 34 et 11 * 27, de quoi voir venir.

Le casque spezialized evade est peu être un peu moins adapté à la montagne et surtout à la chaleur, mais il fera parfaitement l’affaire. La question était celle de la tenue… Hors de question de porter la tenue noir et rouge du gcv par cette canicule, je décide donc de faire mon pète-cul, je roulerai en assos.

Bernard décide de descendre en même temps qu’Yves et Geoffrey, il a un dossard de 7h50, mais il décide assez judicieusement d’anticiper son départ. Il part à 6h30 afin de rentrer plus tôt et d’éviter un tant soi peu la chaleur.

Je me mets en route à 6h20… J’ai pas encore aborder le fait que j’ai obtenu un dossard prioritaire… Le p’tit Out à sa bête tête dans le sas des 400 premiers, avantage non négligeable pour l’heure de départ. Je descends quasiment sans donner un coup de pédale, je prends le contournement de bourg d’Oisans afin d’arriver par l’avant du peloton mais surtout pour y laisser le vieux sweat qui m’a tenu au chaud durant le descente. Je le récupérai le lendemain.

C’est tout de même avec une certaine fierté que je pénètre dans ce sas préférentiel, comme si c’était un peu mon graal… Après un petit bonjour à Lio, déjà présent sur le site de départ malgré un dossard à 7h50 et après les discours d’usage, on nous lâche. On part comme des avions, malgré cela, on se prend une cassure. Je m’énerve sur un espagnol qui roule tout le temps en se retournant. Je mets 22’55’’ pour arriver au pied du Glandon, record de 2013 battu. On résorbe le trou de la cassure sur la montée du barrage. C’est gai de voir la tête de course. Première petite émotion en passant au pied d’Oz, même si, pas de « Je t’aime chouchou » à crier au passage. On se prend un gros coup d’élastique dans le pied, où l’on se retrouve presqu’à l’arrêt. Je passe en mode cardio… Je fais abstraction des autres et monte à 150 – 152 puls. Arrivé au river d’allemont, je me dis : « tu as fait le 1/3 du 1/3 » (le premier 1/3 pour le tiers du Glandon, le second pour la première des trois difficultés). Dans la petite descente, j’aperçois la tête de course déjà juste en face dans le deuxième tiers. C’est la partie le plus difficile du Glandon, avec de gros pourcentage (>10%). Je garde le cap à 150 puls avec des pointes à 155 quand la pente est trop raide. Je joue entre 34*25 et 34*23. J’arrive au barrage et à ces paysages magnifiques.

Je suis dans un groupe d’une vingtaine de gars, c’est bon pour les 3 km qui vont suivre qui sont assez roulant.

C’est le moment idéale, pour rattraper Ber, je me décale un coup siffle deux fois pour lui annoncer que j’arrive. Je lui fait signe de se mettre dans le groupe. Ca nous permet d’échanger quelques mots. Il gère. Je l’encourage et poursuit ma route.

La marmotte 2015
La marmotte 2015

Avant la petite descente, j’aperçois une dernière fois la tête de course. Le groupe se disloque dans cette troisième partie, certains gardent le rythme et d’autres sentant le sommet ont tendance à forcer l’allure. Pour ma part, je fais un mix des deux : dans un premier temps au tempo et j’accélère légèrement à 1.5 km du sommet. Je ne jette même pas un coup d’œil en direction du sommet de la croix de fer, chaque chose en son temps. J’ai monté le Glandon en 1h17’01’’ soit 1 minute de moins qu’en 2013. J’ai commis une petite erreur en partant avec deux bidons remplis, il me reste un peu de 2/3 du second. Je fais le plein, profite du ravito powerbar pour remplir mes poches et après une pause sanitaire, j’attaque la descente. Le temps étant neutralisé, je suis en mode économie d’énergie, je préfère laisser filer et attendre d’autres.

En bas, je suis entouré d’une vingtaine de gars, je décide de ne pas m’arrêter et de poursuivre avec eux. On fait quelques km de plat, toujours sur le parcours historique, puis on bifurque pour aller chercher les lacets de montvernier auxquelles on tourne d’abords le dos. Je me retourne et indique la où on va à mes compagnons. Je connais un peu le coin suite aux séjours ski-vélo de Paques au Karellis (voir épisodes précédents). Je connais aussi le petit alcool issu de montvernier mais ca, c’est une autre histoire. On monte au train à 3 de front, j’enchaîne un virage à la corde par un virage à l’extérieur et ainsi de suite. Ca se monte bien, au sommet vu la chaleur déjà bien présente je fais un stop and go pour remplir le bidon que j’ai déjà vidé. Je repars juste à la queue de mon groupe, je pousse un peu pour recoller. On redescend ensuite à Hermillon, dans la vallée, où l’on retrouve le parcours historique. On ne va pas chercher directement le pied du mollard, on fait une petite boucle, sans doute pour avoir un kilométrage digne de la marmotte. On quitte le parcours historique en direction des Karellis… on passe derrière l’usine l’aluminium (si mes souvenirs sont bon). J’entends sur un air interrogatif« C’est le pied du mollard ?», j’informe les quelques stations francophones du groupe que non, qu’il s’agit juste d’une petite bosse avant de redescendre vers Villargondan (de mémoire) qui marque le pied du mollard.

Me voici donc au pied, on traverse le village, je me remémore mon aller retour jusque dans la vallée pour tenter de retrouver sans succès Thierry R. perdu dans la vallée. Grâce à mon arrêt rapide au sommet des lacets, je peux me permettre de snober le ravito au pied. Ensuite on rentre dans le bois et on enchaine les lacets, nettement plus espacés que ceux de Montvernier. Je repense à nouveau à cette même sortie qui avait vu Geoffrey terrassé Yves. Je suis presque dans le rythme des meilleurs de mon groupe, il y a juste 2 flamands qui sont légèrement plus rapide que moi. Je recolle à chaque fois que je me met en danseuse. Les panneaux de l’organisateur indiquent le sommet à Albiez, c’est bon pour le moral… Mais heureusement que je suis déjà passé par là et que je sais que les 6 km font eux aussi partie du mollard.

Je profite du ravito en eau, pour faire le plein, j’étais presque à sec… Ce que je me suis promis d’éviter vu la canicule. Bien que jusqu’à présent, je n’ai pas encore souffert de la chaleur, certes il faisait chaud dans la vallée de la Maurienne mais comme on est parti à la fraiche, c’était supportable. Le pied du mollard est ombragé et à partir d’Albiez on est au dessus de 1300m ce qui aide à supporter la chaleur.

La marmotte 2015
La marmotte 2015
La marmotte 2015

Je me retrouve pour la première fois seul, il y a pire endroit pour être seul… Le paysage est splendide et ce sur 360°, on distingue les aiguilles d’Arves, la tête d’Albiez (de l’autre côté, c’est les karellis) et tout un magnifique panorama. Je suis assez vite rejoins par une machine, je saute dans la roue, mais je me rends très vite compte que ca va trop vite, même si la pente est moins forte. Je laisse donc filer. Je prends mon rythme et profite un peu du paysage. Arrivé à Albiez le vieux, virage à gauche et on attaque la dernière rampe raide du mollard. A la sortie du virage, je constate la présence du ravito… mais pour y entrer il fallait aller tout droit. Mdr !!! j’hésite demi-tour ou pas… Point de vue liquide, je suis ok mais je comptais bien sur un sandwich à mi-course. Je prends le pari que j’en trouverai à St Sorlin. Je bascule enfin au vrai sommet du mollard. Place à quelques km de récup avant de retrouver la fin de la croix de fer.

Petit passage, le long d’un manège, je me remémore l’odeur caractéristique qui règne dans ce coin là, j’ai une petite pensée pour Bernard qui a lui des chevaux chez lui, il doit être en train de gravir le mollard. On se retrouve à 4 dans ce long faux plat vers Saint Sorlin, on se relaye à…2 pour revenir sur 2 anglais qui nous serviront de meneur d’allure jusqu’au pied.

Je m’arrête au ravito à St Sorlin pour y manger mon sandwich au camembert, faire le plein. C’est un peu l’équivalent de mes arrêts à Valloire. Si ce n’est que la reprise est nettement plus pentue… Je suis obligé de manger mon second sandwich (il s’agit en réalité plus d’un boquet de pain…) en affrontant des pentes à plus de 8%... J’ai même le luxe de prendre 2 abricots secs en guise de dessert.

Une fois, ce repas ingurgité, j’attaque la pente que je redoute, depuis que j’ai pris connaissance du nouveau parcours. J’y avais tellement souffert lors de la marmotte à l’envers avec mes camarades du CCWeyler… C’est après ce col que j’ai pris la biture la plus rapide de ma vie…1/3 de bière (25cl, offerte par Geoffrey pour fêter sa victoire) avait suffit à me rendre malade… Je suis bien décidé à prendre ma revanche. Pour se faire, pas d’affolement, reprise du tempo au cardio, il n’y a que 6 km et un petit vent rafraichissant. Je rattrape quelques concurrents dont un italien suivi par une vespa qui me double régulièrement depuis le pied du mollard. Les km passent sans soucis, j’arrive au petit lac, là ou j’étais sans force il y a quelques années, puis je bascule. Me voici à nouveau du « bon côté ».

La marmotte 2015

Je débute la descente seul, je profite tout de même un peu de la magnifique vue sur le lac. Dans le faut plat le long du lac je reprends 2 gars, mais je suis aussi rattrapé par 2 autres. Comme d’hab, on est que deux à rouler, j’entame la deuxième partie de la descente en tête, en réalité je fais tout ce tronçon devant. On revient à la « zone inondable » avant de monter la partie que j’étais venu reconnaitre avec Ber 2 jours auparavant. Sur mon élan, je rattrape le petit groupe juste devant moi. On monte au train sans s’affoler, au sommet ca relance, je me cale dans les roues. Ce tronçon est le plus rapide de la descente. Heureusement il est frais dans ma tête et je sais qu’il n’y a pas besoin de beaucoup de coup de freins.

En sortant du bois, on rentre dans la fournaise… On sent une vague de chaleur, il fait 40°C… Je me remémore ma dernière marmotte où j’avais été au bords de l’insolation… Mais je me dis que comme j’étais bien au sommet de la croix de fer, « ca va passer ». Le vent est de face, gênant pour notre progression, mais rafraichissant. On ne descend pas par Allemont mais on remonte un peu (en direction de Villards Reculads) avant de rejoindre la vallée. Une fois sur la route de Bourg d’Oisans, c’est tout à droite notre petit groupe est emmené par 2 machines (à mon avis pas des concurrents de cette marmotte), on roule en permanence à plus de 40 km/h. Pour l’anecdote, ca sera un top 10 sur strava, déjà redescendu mais tout de même top 10 lorsque j‘ai téléchargé l’activité.

Je me relève dans le faut plat, histoire de faire redescendre le cœur avant d’escalader l’Alpe. Je fais un arrêt indispensable au pied, je ne remplis qu’un bidon, jusque la garde ca sera suffisant, j’avale 2, 3 abricots secs (excellent et à retenir pour mon alimentation futur) et repars en compagnie d’un compatriote rencontré au pied du mollard.

La marmotte 2015

Je suis motivé pour prendre aussi ici ma revanche sur mon ascension ratée de 2013. Je pars sur un bon rythme, mais je comprends quasiment immédiatement que ca va pas le faire… La chaleur est suffocante… Je transpire comme un robinet qui coule et tout comme en 2013, dès que je bois 2 gorgées d’eau, j’en rend instantanément une… Bref je suis parti pour une nouvelle montée de galère. Je râle, j’ai géré mon effort pour en garder pour l’alpe, j’ai réussi à éviter les crampes, je sens que les jambes sont là, mais c’est le moteur qui ne veut pas en donner plus… Je me traîne péniblement jusque la garde, je rempli deux bidons ce coup-ci et je suis obligé de m’asperger d’eau, truc que je ne supporte pas d’habitude… Mais pour une fois ca me fait du bien, du coup 1 bidon ne servira plus qu’à ca. La pente étant un peu moins raide après ce ravitaillement en eau, ma vitesse augmente, ca me rafraichit un peu, j’ai l’impression que je vais pouvoir repartir… Mais dès que la pente devient à peine plus raide, c’est reparti vers la défaillance. Je monte au moral, coup de pédale après coup de pédale, mètre après mètre, virage après virage… Je cherche l’ombre, la route étant quasiment fermée à la circulation je me permet de rouler à gauche lorsque l’ombre s’y trouve. Mais il est au alentour de 14h, donc l’ombre est peu présente dans ce four…

Huez, enfin, je me remémore ma gamelle sous la pluie et m’arrête une dernière fois pour remplir un bidon. Qu’est ce que je resterai bien là pour encourager les autres… Mais bon, je suis venu pour finir cette édition inédite de la marmotte, je repars. Il me reste plus que 5 km dont 1 nettement plus facile.

Cette dernière petite pause m’a fait un bien fou, en fait je pense que c’est surtout le fait d’être passé au dessus de 1500m qui me permet de recouvrer quelques forces, je sens à nouveau un peu de « fraîcheur », le léger vent défavorable stabilise ma température corporelle… Je suis loin d’être à 100% mais j’ai l’impression de revivre. Je me permets même une petite accélération pour poser seul sur la photo. Voici le virage 1 et cette dernière rampe tant attendue. Je suis à l’Alpe d’Huez… J'ai fait ma montée la plus lente de l'Alpe (plus d'1h13) mais je suis arrivé au dessus...

Petite pensée en guise d’excuse à Yves, car il est hors de question de remettre la plaque. Petite boucle dans l’Alpe, passage devant l’hôtel, puis c’est la récompense, le franchissement de la ligne d’arrivée… J’avais préparé le coup d’afficher le chiffre 5 sur ma mains… Je suis quintuple finisher…

 

La marmotte 2015

Une fois la ligne franchie, je fais un petit tour pour voir s’il n’y a une tête connue, mais je ne reconnais personne. J’ai une grosse pensée pour mes enfants qui étaient la pour me féliciter lors des 4 autres arrivées…

Je prends la direction de l’hôtel, jusque là je regrettais la quiétude d’Oz par rapport à l’effervescence de l’Alpe, mais rien que pour cette instant précis où l’on peut profiter de sa chambre juste après l’effort, j’oublie très vite cette préférence.

Je branche ma montre sur le pc, et oui je suis accro à strava, m’affale sur mon lit et déguste un excellent moment d’émotion que seul une grosse performance peut vous offrir…

Après l’effort, le réconfort… Je me douche et je retourne sur la ligne, je mange un bout et pars en contre sens à la rencontre de mes camarades. Yves sera le premier, Bernard un peu plus tard, juste devant Geoffrey. Puis les gars d’Etalle arrive groupé, c’est l’occasion pour nous d’aller prendre un pot avec eux. Ensuite nous allons manger au restau à l’entrée de l’Alpe. Nous mangeons tout en encourageant le flux des derniers dont JP.

Félicitations à tout ceux qui ont participé à cette édition éprouvante par son parcours et par ces conditions caniculaires.

Point de vue classement, je termine 209ème, le top 300 lancé comme défi par Elisa est atteint. Bien que je pensais pas que ça soit possible, surtout avec une tel défaillance dans l'Alpe.

Comparitif de mes temps de passage :

  2015 2013 2012 2010 2008
Départ 22:55 0:24:10 0:25:43 0:24:40 0:28:25
Col du Glandon 1:17:01 1:18:13 1:19:11 1:23:47 1:29:24
St Etienne de Cuines 0:25:34 0:31:16 0:34:48 1:14:21 0:27:30
Vallée de la Maurienne / 0:42:15 0:45:42 1:33:29 0:44:14
Col du Télégraphe / 0:51:50 0:52:26 0:59:31 1:00:29
Valloire / 0:17:44 0:22:14 0:24:40 0:22:04
Col du galibier / 1:12:50 1:13:44 1:23:35 1:31:45
Bourg d'Oisans / 1:09:52 1:09:02 1:20:00 1:13:00
Alpes 1:13:35 1:06:00 1:04:20 1:11:25 1:10:52
Arrivée 0:03:44 0:03:24 0:03:20 0:03:45 0:04:19
Total 7:41:45 7:37:34 7:50:30 9:59:13 8:32:02
La marmotte 2015
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