Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de martin.outmanns.over-blog.com
  • Le blog de martin.outmanns.over-blog.com
  • : Mon blog raconte essentiellement la pratique de mon sport, le cyclisme ou plutôt le cyclosport.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens

20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 22:30

Les vacances sont souvent l'occasion pour moi d'escalader quelques cols. La première semaine ça sera le col du Canadel, de Babaou,... dans le massif des Maures. Ensuite ça sera l'Espagne et le turo de l'home découvert grâce au magazine le cycle. On l'appelle aussi le Ventoux Catalan...

 

IMG_3658.JPG

 

IMG_3671.JPG

 

IMG_3687.JPG

 

Turo_de_l_Home_Sant_Celoni.JPG

Repost 0
Published by martin.outmanns.over-blog.com
commenter cet article
7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 21:24

Me voici enfin arriver à mon Objectif de l’année…

 

Mon état d’esprit est un peu trop confiant… Au mois de février je ne savais pas si je pourrais un jour finir ce type d’épreuve… Mais avec l’accumulation des Km et l’épaississement de mes mollets, je commençais à me dire que ça devrait le faire… Ensuite il y a eu la perte de poids (de 88 kg à 77 kg au départ) et surtout les bons résultats dans les épreuves de préparations, chaque fois j’allais chercher la gold médaille… Je commençais même à me dire qu’éventuellement je pourrais l’obtenir sur la Marmotte…. Heureusement quelques doutes subsistaient, notamment grâce au type de Bouillon rencontré à la gorge du loup. Il était bien plus fort que moi et son objectif était de terminer pour la première fois en moins de 9h alors qu’il avait déjà plusieurs participations à son actif …

 

Le programme d’entraînement sur place est le suivant : lundi alpe d’huez et col d’oz, mardi, reconnaissance du Glandon et col d’Oz, mercredi aller retour à bourg d’Oisans, puis deux jours de repos afin d’accumuler des réserves pour L’épreuve. L’objectif est aussi d’aller péter un temps (moins d’une heure) dans l’alpe le lundi.

 

Je pars donc à la conquête de l’alpe le lundi, pas de bol je crève à 2 km de bourg d’Oisans à cause de travaux. Je me fais la réflexion que lors de maAlpe-Huez-2008-4.jpg dernière ascension d’un col (le Ventoux, il y a deux ans) j’avais crevé à 2 Km du sommet… Je monte l’alpe à un bon rythme en utilisant assez souvent le 34*29, Alain avait raison en me disant si il est là tu l’utiliseras plus que prévu. A chaque virages et à chaque relances, je repasse le 26, voire même le 23. Le temps (météo) est bon mais le temps (qui passe) n’est pas celui espéré 1h 03. Ce n’est peut-être pas plu mal car ça m’a permis d’avoir un peu plus d’humilité face à la montagne. D’autant plus que je ne suis pas parvenu à faire descendre le cœur sous 160 pulsations dans le col d’Oz (qui soit dit en passant n’est pas si facile que ça, il est fort similaire à l’alpe mais tout de même avec quelques Km de moins). Apres cette première sortie, je recommence à douter de mes capacités, c’est plutôt bon signe. Le lendemain je pars reconnaître le Glandon. J’ai une bonne surprise j’arrive au sommeAlpe-Huez-2008.JPGt sans avoir dépassé mon seuil (151 pulsations), c’est une bonne nouvelle pour samedi, je me dit que je devrais pouvoir arriver au bout, dans quelle temps ? (J’essaye de me convaincre qu’on s’en fout). Le sommet de ce col est magnifique, l’eau du lac est d’un superbe bleu et la vue est aussi très belle. Je poursuis l’ascension jusqu’au sommet de la croix de fer ou c’est encore plus beau avec notamment la vue sur les aiguilles d’Arve. Le soir, je prépare une estimation de mon temps de parcours en fonction des moyennes effectués lors de mes deux premières sorties montagnardes… J’arrive à 9h02 sans pause. Le débat est clos, adieu la gold, je peux partir plus sereinement sans (trop) penser à mon temps.

 

Le matin, je me réveille avec les mêmes maux de gorge que la veille, mais je pense ne pas être trop diminué. Je remplis mes bidons, me force un peu pour avaler mon gâteau sport. Les sentiments qui m’habitent sont à la fois de l’excitation, de l’angoisse et surtout beaucoup d’envie d’aller en découdre avec ces fabuleuses routes. Je réveille Cécile et on part mettre le vélo sur la voiture, arrivé à hauteur de celle-ci, je freine et en me retournant je sens une vive douleur dans le dos. J’imagine que c’est du au stress et au froid, je comprendrais plus tard que c’est la grippe (elle durera toute la semaine après notre retour et elle est toujours un peu présente au moment ou j’écris ces lignes (mardi 15/07). Lors de la descente, je reçois les dernières recommandations de Cécile : prudence, prudence et prudence. Elle doit me laisser à Allemont car la route est déjà fermée. Un bisou et un câlin plus tard me voici parti sans mon casque, heureusement qu’elle est la pour me le donner car j’ai déjà la tête ailleurs.

 

Top départ, en route pour ma première marmotte. Le départ est assez rapide (36.3Km/h), je me calle dans les roues et surveille plutôt deux fois qu’une mon cardio, il serait stupide de ce griller ici. Je fais déjà un premier arrêt au pied du barrage d’Allemont pour faire un quatrième pipi, ça sent la frousse. Je veux gérer au mieux cette première ascension. Au pied, le nombre  de concurrent que je double est similaire au nombre de ceux qui me dépasse. Je me dis « laisse partir les fusées et surveille ton cardio ». Au fur et à mesure, je trouve ma place un long moment derrière des maillots Beckers,…  Ce col se monte en trois temps. La 1271134_Screen.jpgpremière partie est la plus difficile (avec notamment 2 Km à 10%), on roule dans le bois jusqu’au Rivier d’Allemond ou un replat et même une petite descente nous attendent avant la deuxième partie. Je suis plus ou moins rassuré par deux choses. Un, mes données polar sont bonnes (5.2 Km à 8.4% roulé à 11.5 Km/h et surtout 153 pulsations de moyenne) et deux, ce petit bout de descente  s’est bien passé (je craignais le comportement des autres mais tout le monde descend en bon père de famille). La deuxième partie, tout aussi difficile, nous conduit au barrage de grand-maison, le paysage devient de plus en plus intéressant à la sortie de descente (en zone submersible) on traverse un long défilé rocheux puis la route serpente Picture-160.jpgun peu pour arriver au deuxième barrage du col. Les données polar sont toujours bonne (8.666 Km à 6.8 % à 13 km/h et 154 puls) et je plaisante avec l’une ou l’autre station française, c’est que tout va bien. Je profite du paysage, c’est à mes yeux les plus beaux paysages offerts par ce parcours hormis la vue du pic de la Meije mais on sera en descente. C’est aussi la qu’on est le plus lucide pour en profiter. La dernière partie (2.562 Km à 7.2%  12.2 Km/h 157 puls) n’est qu’une formalité même si le cœur commence à monter un peu. Au sommet, premier souci : je dois finir le col à pied, non pas à cause de mes jambes mais à cause d’un embouteillage au contrôle et aussi au ravito. Deux minutes d’attentes durant lesquelles j’entend dire qu’il n’y plus d’eau au ravito, j’ai encore un bidon rempli, je décide de continuer. Je suis arrivé au sommet en un tout petit peu moins de deux heures, pile poil ce que j’avais prévu.

J'ai trouvé cette vidéo réalisée par un autre participant, elle résume assez bien l'épreuve, mais surtout on mis apercoit à partir de la 48''.

 

 

 

 

J’entame la descente prudemment, la route est assez bonne, mes trajectoires aussi. Au bout de quelques Km, je me rend compte que j’ai oublié de remettre mes lunettes, serait-ce déjà un petit manque de Picture-128.jpglucidité… Par la suite la route devient moins bonne. Cette descente me paraît bien longue. En bas j’ai des douleurs au cou et je sens de nouveau mon dos, mes doigts me font également mal, si je reviens il faudra que je m’entraîne aussi à freiner… Tout cela passe assez vite. Assez bizarrement, je suis dans la partie que je crains le plus. Je sais que je ne dois pas me mettre dans le rouge ici, mais je sais aussi que je dois intégrer un groupe et si possible un groupe qui ne roule pas trop mal. Je fais toute la vallée avec un flamand (bois) avec lequel on va de groupe en groupe. Je prends tout de même quelques relais, ce n’était pas prévu mais je suis trop bon. Je dois faire monter le cœur deux fois à 170 pour accrocher mais bon, je sais qu’un bon temps passe aussi par la. On verra plus tard. Je fais les 22.4 Km à 30.6 Km/h mais toujours à 151 puls, comme dans un col. Je pense avoir encore assez d’eau pour le Télégraphe, j’entame donc directement l’ascension.

 

C’est le plus facile des quatre mais c’est le premier qui va me faire mal… Sans doute à cause de cette vallée… Le cœur monte assez vite à 160 et plus moyen de monter à 150 comme dans le Glandon. Je rencontre un coéquipier (maillot et vélo look), on papotte un peu il est du coin et en est à sa seconde marmotte. Si j’arrive à parler, c’est que ça va encore. Finalement je monte le Télégraphe en 1h (12.124 Km à 6.7% à 12.1 Km/h à 164 puls), je me suis peut-être un peu laissé emporter par mon copain de fortune, les sensations sont nettement moins bonne, j’attend le ravito de Valloire avec beaucoup d’impatience d’autant plus que je n’ai plus d’eau. J’aurais bien mieux fait de refaire le plein au pied. Apres trop peu de Km de descente je pense être au ravito, mais ce n’est que le contrôle… Heureusement il y a une fontaine. De l’eau enfin. Je fais la « file » et reprend un litre pour aller jusqu’au ravito. Celui-ci est situé à la sortie de Valloire autrement dit il me faut encore parcourir 2 Km dont 1 à 8 %.

 

Voici enfin le ravito, mon bidon est déjà vide, je ne suis pas passé bien loin de la déshydratation. On m’avait dit que les ravitos de la marmotte étaient exceptionnels, je suis d’accord pour leur longueur mais absolument pas pour leur qualité. Mais sur le moment j’étais content de pouvoir tout simplement manger. Ce coup-ci, je remplis mes deux bidons. Je fais deux ou trois étirements et au bout de dix minutes, je repars à l’assaut du Galibier. J’oublie de préciser que je sors aussi mon itinéraire pour voir ou j’en suis par rapport à mon estimation temporelle finale. J’ai 20 minutes de retard en repartant sur le temps prévu à Valloire, je suis 2 Km plus loin, je ne sais donc toujours pas réellement me situé par rapport à la gold, mais je pense avoir réussi à l’oublier définitivement en repartant.

 

La remise en route est très délicate, je m’en doutais, ça a toujours été mon principal défaut. Le parcours est pseudo favorable lors des 3 premiers Km mais les jambes ne tournent plus comme elles devraient. On me dépasse et je ne peux accrocher personne. C’est mon premier grand moment de solitude,… un peu plus loin 1280186_Screen.jpgje vois le panneau « sommet 15 Km » évidemment ça ne fait pas du bien au moral, que du contraire. Au bout de 3 ou 4 Km la machine (moi) se remet en route et les sensations redeviennent moins mauvaises (j’ai failli écrire : « les sensations redeviennent bonnes » dans le Galibier ça aurait été prétentieux, non ?). J’avais beaucoup entendu parler du plan Lachat mais je me suis à peine rendu compte que j’y passais. C’est surtout après qu’on s’en rend compte, je plaisante d’ailleurs avec un concurrent : « il me semblait bien que ça ne montait pas avant ». Le plus dur reste à gravir… Je dépasse énormément de type à l’agonie et je parviens même à raller quand on me double… (Ça devient rare). Ca y est je suis de nouveau concentré sur mon effort, c’est peut-être un peu grâce au coup de fouet avaler au plan Lachat. Mon cœur reste dans des valeurs raisonnables (entre 150 et 160). Je commence à distinguer le sommet. Je pose pour la 1280260_Screen.jpgphoto et arrivé à l’entame du dernier Km. C’est fou quand on me dit que c’est facile, je trouve ça dure et inversement. Définitivement, je suis pas fais comme tout le monde. J’ai monté les 15,4 Km à 10.1 Km/h à 155 puls. J’ai bien fait de surveiller mon cœur dans cette ascension, je ne sais pas si j’aurais pu terminer si j’avais poursuivi à 160 puls.  Au sommet, contrôle de passage (on sait jamais que l’un ou l’autre soit passé par le tunnel) et ravitaillement mais comme d’habitude celui-ci est saturé. Je poursuis ma route en me disant que Cécile sera plus rassurée de me savoir un peu plus bas, je prends la roue d’un type de Grenoble. C’était la tactique d’avant course, suivre un montagnard en descente, je suis tout content d’enfin pouvoir mettre une tactique en place. La veille j’avais repéré une fontaine en haut du Lautaret, c’est la que je vais refaire une dernière fois le plein.

 

Chose promise, chose due, je téléphone à Cécile pour la rassurer. Elle me précise qu’elle ne sera pas à l’arrivée et elle est contente de savoir que j’ai déjà descendu ce qu’elle pense être la partie la plus dangereuse. En fait, le plus dangereux est à venir, le précipice n’est dangereux que quand on y tombe. La cohabitation avec les automobilistes et la traversée des tunnels mal éclairés est bien pire. Je repars tout content d’avoir reçu ces encouragements. Deuxième petit manque de lucidité : je suis reparti sans mettre mon k-way. Ceci m’oblige à un deuxième arrêt. Ce n’est pas trop grave, puisque j’étais seul. Je repars dans un groupe d’une dizaine de cyclos. Le vent souffle assez fort et comme souvent dans cette vallée, il est de face. On revient sur un gros groupe (40 à 50 cyclos). Au moment de faire la jonction, la route devient plus sinueuse et on est gêné par le trafic. Un fou furieux dépasse la dernière voiture nous séparant du peloton, moi j’ai préféré rester prudent et attendre encore un peu. Ca m’a coûté une poursuite de 4 à 5 Km.

 

Je craignais les deux parties montantes de la descente du Lautaret. La première n’était qu’un faux plat par contre la seconde était un peu plus difficile mais j’ai pu rester dans la première partie du groupe dans lequel j’étais. Je jette un rapide coup d’œil sur mon compteur dans la descente et il me semble que mon temps n’est finalement pas si mauvais… Mais je préfère attendre le plat avant Bourg d’Oisans avant de faire une ETA (estimation du temps d’arrivée). En bas justement je me retrouve un peu seul à rouler, tout le monde craint le dernier col… Sans aide, je me relève. J’en profite pour manger mes réserves (sauf un red tonic que je garde pour Huez). Je rassemble mes neurones et je calcule mon ETA. J’en suis à 7h20 d’effort quasiment au pied de l’Alpe. Il me reste 1h30 pour finir avec le brevet d’or. Je recommence réellement à y croire. Je pense mettre 1h15 pour monter l’Alpe, j’ai donc 15 minutes de marge.

 

1303968_Screen.jpgJe pars à l’assaut de l’Alpe surmotivé par la perspective de la gold. Le cœur est à 170 mais la vitesse est quasiment tout le temps supérieur à 10 Km/h. Je dépasse des dizaines de types à l’agonie, ça aussi, ça donne des ailes. Je ne cesse de calculer Km après Km mon ETA. Arrivé à Huez j’ai toujours mon quart d’heure d’avance. C’est la que je commets une grossière erreur, je néglige la prise de mon dernier gel. Je suis dégoûté du sucré, je suis en surrégime et je crains de vomir tout alim1304063_Screen.jpgent solide. Il me reste un demi bidon avec des sucres, il ne reste plus que quelques Km, je pense que ça devrait suffire. Mais j’oublie que 4 Km en montagne ça peut vite faire une demi heure et qu’en une demi heure on peut perdre beaucoup. Et ce qui devait arriver, arriva, la panne sèche. Le compteur oscille entre 8 et 9 Km/h, plus souvent 8 d’ailleurs. On recommence à me doubler ou plutôt à me dédoubler car je reconnais pas mal de gars que je viens de passer. Même la tête ni est plus, je souhaite crever ou casser ma chaîne pour avoir une bonne excuse de faire une pause. Mais rien de tout cela n’arrive et je continue mètre après mètre. La vue de la station me décourage encore plus, je sais que la pente est très exigeante après le virage 1 mais il faut bien passé par là. Enfin me voici dans l’Alpe, après la ligne de la montée officiel (en face de l’office du tourisme) la pente devient plus raisonnable et je peux enfin profiter de ce moment.

 1303981_Screen.jpg

L’émotion qui m’envahit est indescriptible, je sens des larmes monter en moi mais je n’ai plus assez d’énergie pour pleurer. Rien que le fait d’évoquer cet instant en écrivant ces lignes m’émeut à nouveau. Instant magique.

 

Je vais terminer ma première marmotte dans quelques mètres ce qui était encore impensable quelques semaines auparavant. Je vais obtenir le brevet d’or ce qui était encore impensable quelques heures auparavant. Et cerise sur le gâteau à la sortie du dernier virage, j’entends : « allez chouchou ». Cécile avait pris la télécabine pour venir me féliciter. Je passe la ligne et je reviens vers elle, les enfants et mamy qui était tous présent. Mamy part à la recherche d’un coca et je profite de ces premières minutes de repos avec mes enfants. Ils ne resteront pas longtemps, la dernière cabine part bientôt, mais quel bonheur d’avoir pu partager cet instant à nous quatre.

 1314494_Screen.jpgIMG_3203.JPG

Je les raccompagne jusqu'à la télécabine, ça monte encore jusque la (c’est la route de l’arrivée du tour). Apres leur départ je me couche en bas des pistes. Je profite quelques instants seuls de mon exploit avant d’envoyer un sms à Alain et de partager mon bonheur par téléphone avec mon père.

 

Il est déjà temps d’aller manger la pasta party et de redescendre dans la vallée ou Cécile viendra me rechercher. La descente est assez impressionnante, non pas par la vitesse (il y a trop de monde pour aller vite), mais j’ai des visions apocalyptiques. Je croise des centaines de courageux toujours occupés à finir leur marmotte à eux. Certains sont couchés sur le bitume, d’autre s’appuie sur les murets de pierres afin de ne pas mettre pied à terre d’autres sont à pied,… Je croise Sébastien Kemp qui lui en a encore pour une bonne dizaine de Km mais il terminera. Deux petits gars de Weyler à l’arrivée c’est pas mal.

 

Marmotte-2008.JPG

Repost 0
Published by martin.outmanns.over-blog.com - dans Cyclosportive
commenter cet article
22 juin 2008 7 22 /06 /juin /2008 15:55

N’étant plus qu’a deux semaines du grand objectif  de l’année (la marmotte le 5.06), j’avais décidé de courir le petit parcours 110Km avec 1200m de dénivelé. Il était judicieux de ne pas trop taper dans les réserves….

 

P6226779.JPGSur la ligne, je me renseigne sur le parcours, j’entends parler des côtes de  Martincourt, de Laneuville et surtout de Villey le sec, elles me feront toutes les trois bien mal…

 

Je pars en milieu de peloton. Les 10 premiers Km sont les mêmes qu’au retour, je voulais tenter de prendre quelques repaires mais en peloton je me rends compte que c’est pas possible. D’autant plus que je tente de remonter un peu. Ma remontée est infructueuse, je perds assez vite les places que je venais de gagner. Mais bon je suis toujours en milieu de peloton est les relances me font moins mal qu’a la meusienne, je décide de garder ma position jusqu'à la première vrai bosse (Martincourt 1,4 Km à 6.2%).

 

Me voici dans ce premier test de la journée, je m’attendais au pire vu les nombreuses bières bues la veille. Durant toute la côte je dépasse beaucoup d’autres concurrents, je tente de suivre un autre qui remonte aussi mais il va ½ Km/h trop vite pour moi, je suis déjà à 188 pulsations… Au sommet le premier groupe est à portée de main, je passe rapidement sur le 50 et rentre seul dans la descente. J’aurai mieux fait de monter un peu plus cool, car plusieurs autres groupes rentreront encore. Les 20 Km suivant sont assez calmes hormis l’une ou l’autre relance plus sèches, voire une ou deux accélérations dues aux véelités offensives de certains courageux (inconscient ?).

 

On arrive au pied de Laneuville 1,7 Km à 5.1% dans les bois. Ca monte vite, trop vite pour moi. Je roule au sensations, je suis pas a fond (il reste 70 Km, il faut garder du jus) mais presque (il reste 70 Km et j’ai pas envie de les faire seul). Au sommet, je me retrouve dans un groupe de 5. On fait la descente (82 Km/h). Ca faisant longtemps que j’avais plus été aussi vite… Mais pas encore assez vite car ça revient de derrière, on perd aussi une unité sur chute. Ils commencent à rouler à trois. Je suis en queue de groupe (on  est maintenant une dizaine). Ils ont l’air de croire à un éventuel retour. De mon côté je râle car je me dis que sans la soirée d’hier j’aurais sans doute pu être devant… N’ayant plus de contact visuel avec le groupe de tête je suis persuadé d’être définitivement lâché, mais je décide malgré tout d’aller porter main forte à l’avant, ils ne sont toujours que trois à rouler. Le parcours nous est favorable, on traverse deux villages assez sinueux, je commence à y croire, je me dis qu’on est passé plus vite que le groupe de tête dans ces deux villages. On s’encourage mutuellement. Et puis enfin on aperçoit le groupe de tête juste là à quelques hectomètres. On bouche et on se congratule pour ce bel effort (42 Km/h de moyenne pendant 10 minutes après la descente).

 P6226810.JPG

Heureusement qu’on a pu rentré assez vite, cela nous a permis de tourner les jambes les 20 Km suivant, le long de la Moselle. J’ai même pu profiter un peu du paysage. On croise deux deuches excédés par notre présence. Est-ce la calme avant la tempête ? Oui car on va bientôt quitter le bord de la rivière pour monter le juge de paix de cette flèche lorraine, la côte de Villey le sec 1 Km à 9.1%. Au pied je me suis souvenu de la description faite par un gars du coin : « elle est en deux temps, un premier mur, puis un replat et enfin le second mur, plus dure que le premier… j’aborde bien le premier mur mais pas assez car devant ça roule vraiment fort. Je maintiens juste le rythme sur le second.

 

On s’organise avec une dizaine de concurrents dont 3 potes qui dictent l’allure pour rallier l’arrivée ensemble… le groupe grossit au fur et a mesure, on rattrape des lâchés du groupe de tête mais on est également rattrapé par quelques concurrents s’étant malencontreusement trompé de chemin (peut être un petit manque de lucidité…).

 

Je reste dans les premières positions de ce groupe afin d’avoir un classement honorable, je termine troisième du groupe, ce qui me fait une 32eme place (32/194) au général à 8 minutes du premier.

 

 

fleche-lorraine-2008.JPG

 

Une vidéo de la course a été réalisée, on m'apercoit après 33'' , 2'31'' et 3'19''.

 

 

 

Repost 0
Published by martin.outmanns.over-blog.com - dans Cyclosportive
commenter cet article
14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 15:09

Me voici engagé à une seconde cyclosportive. Bien plus compliquée que la meusienne, je dois affronter 1100m de dénivelé supplémentaire (2000 vs 3100) sur une distance similaire.

L’objectif rêvé trois semaines avant, est a nouveau d’obtenir l’or, cad moins de 6h (plus de 27.5km/h de moyenne).

 

Réveil vers 6h15 et en route pour hamoir. Déjà sur l’autoroute je me colle dans les roues des plaques jaunes mais mon itinéraire est mieux que le leur il me permet de me rafraîchir la mémoire en descendant la cote de Xhoris. Je me gare le long de l’Ourthe. Je vais a pied chercher ma plaque de cadre, mon pneu, ma sacoche qui me permettra a l’avenir d’avoir les poches un plus légères.

En attendant le départ, les quelques rares stations françaises commentent le match de la veille (élimination de la France à l’euro). En regardant le matos de mes voisins, je constate que la puce que l’on m’a remise à l’inscription se fixe sur la roue avant. Il n’est pas trop tard, mais ça fait un peu amateur…

 

Enfin me voici parti. Je passe apres 5'38'' de film.

 

 

DSC_0190.jpgL’expérience de la meusienne m’oblige à conserver un œil sur mon cardio et à monter relativement prudemment la première bosse. Je crains déjà Chambralles (que je n’ai pas encore monter cette année, faute au verglas qui m’a privé d’une sortie avec le paternel) mais aussi la vallée la précédent car j’ai intégré un bon peloton qui vu mon départ tardif doit être le troisième. On roule à plus de 40 Km/h dans la vallée. Je frôle le pied à terre dans Chambralles malgré que je me sois bien replacé avant de virer à droite mais même à la 20ème places ça bouchonne. Je monte super bien en doublant de nombreux concurrents. Même chose dans la troisième bosse (Niaster). Au sommet j’aperçois un gros groupe devant, je me dis qu’il serait bon de l’intégrer mais je ne veux pas faire l’effort seul, je ne reçois pas d’aide immédiatement mais on fini par rentrer dans les premiers mètres de Warmonfosse. J’ai bien fait de faire le bon, car c’est un groupe qui roule à ma main ni trop rapide, ni trop lent. Les unités perdues par l’arrière sont un peu compensées par les cyclos partis trop vite.

 

Wanne passée, on sent une certaine nervosité dans le groupe, tout le monde sait que la plus dur arrive, le stockeu. Malgré le fait que se soit là que mon cœur ai atteint son maximum du jour (178), je passe plus ou moins facilement, je me suis callé dans le rythme d’un lulu et ça me convenait plutôt bien. Ensuite on essaye de sourire dans logbièrme pour la photo et je découvre le point de contrôle. Je suis toujours plus ou moins avec les mêmes. A ce moment je pense que les 20 Km de répit arrive, j’avais oublié la cote 10 (les quartiers). Quand on croit que ça va être plat et que l’on monte, ça fait mal au moral, mais je m’accroche (c’est déjà la deuxième fois).

 

Je pensais la descente de la vallée de la Lienne allait me faire du bien. Ce fut l’inverse, malgré que je me sois DSC_0312.jpgconvenablement ravitaillé, j’ai eu un début de crampe dés le pied de Werbomont (a peine 117 point cotacol (la plus facile des cotes recensées), 6% au plus fort de la pente). Toujours au même endroit, l’intérieur de la cuisse gauche. Dans ce cas la, il n’y a plus qu’une chose a faire : laisser filer. Je me dis adieu l’or.

Au sommet ça va un peu mieux, mais le trou est fait. Heureusement je ne suis pas le seul à être décroché et on peut rouler à quelques uns. Je profite de la descente pour faire un petit calcul de moyenne… Et je me rends compte que si je tiens le 25 de moyenne l’or est a portée de main. Je fais également le point sur le niveau des bidons, il me reste ½ l. Je décide de sauter le second ravito.

 

Ensuite on va chercher la roche a frêne (2eme plus durs 260 point cotacol). Je craignais un peu que ça roule trop vite dans les dernières bosses, mais ce fut l’inverse. J’ai laissé faire dans Tohogne et La Haisse mais j’ai contré dans Ouffet avant de finir en boulet de canon. Je jette un rapide coup d’œil sur mon polar pour confirmer que l’objectif était atteint. Quand j’ai pris conscience que c’était bon, l’émotion fut grande, un peu comparable à celle que l’on a au sommet d’un col.

 

Apres deux aquarius à l’arrivée, je vais chercher mon diplôme : 224eme / 1376, je me dis pas mal et je suis surtout ravi de mes 29.278 de moyenne.

 

Gran-fondo-Eddy-Merckx-2008.JPG

Repost 0
Published by martin.outmanns.over-blog.com - dans Cyclosportive
commenter cet article
25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 14:25

IMG_5688.JPGJ’ai prévu d’aller à la meusienne afin de continuer ma préparation pour la marmotte. C’est ma première cyclosportive.

Me voici donc parti à 5h du mat en direction de Villeroy sur méholle. A l’approche du village, j’instaure une tradition (qui tient toujours aujourd’hui), j’écoute 2 ou 3 fois « Where is my mind ». Les basses transpercent mes muscles qui savent du coup à quoi s’en tenir… Je suis comme un gamin qui descend les escaliers le jour de Noël. Ca y est il est première cyclo moins 2h…

 

Je vais chercher mon dossard, je l’épingle à ma tenue du cyclo club de Weyler et je commence à préparer mon vélo. Surprise, je tombe sur Olivier T. que je n’avais plus vu depuis pas mal d’année. Je ne savais même pas qu’il était devenu un grand fan de vélo. Il est venu avec beaucoup de Verviétois qui on mis la meusienne au programme d’un challenge inter club.

 

Il est première cyclo moins 1h, des gars attendent déjà sur la ligne… Moi je préfère aller m’échauffer. J’aurais mieux fait de les imiter mais je manque d’expérience. Je vide ma vessie à de nombreuses reprises, je crains depuis longtemps de devoir m’arrêter pour une pause sanitaire… et de perdre du coup le peleton.

 IMG_5675.JPG 

Je rejoins la ligne. Il est première cyclo moins le quart. Je pensais que les concurrents d’une cyclosportive étaient avant tout des cyclos, mais la plupart des gars autour de moi n’ont rien de cyclo…C’est des coursiers. Mon beau Look n’est pas ridicule, mais il est tout juste dans la moyenne des vélos présents. Mes jambes sont poilues, ce qui est plutôt rare. Je commence à stresser un peu. Du coup, je fais un dernier petit pipi à cyclo moins 5.

 

Nous voila parti. Je suis en queue de peloton et vu l’étroitesse de la route, il est impossible de remonter. La première bosse arrive assez vite, suivie de la seconde ce qui permet de former les différents groupes. La tactique est simple : tenir le plus longtemps possible la tête. La descente de la première bosse me permet d’intégrer le premier groupe. La deuxième bosse a failli m’être fatal, mais comme je m’étais bien replacé, j’ai pu lever un peu le pied en vue du sommet. Ce qui me fait perdre pas mal de place mais qui me permet de rester dans le groupe de tête sans être monter dans le rouge vif.

 

IMG_5550.JPGJe suis impressionné par les relances. A chaque sortie de virage un peu serré, il faut sprinter pour garder les roues. Ah, le placement c’est tout un art. Je sais qu’il serait préférable d’être devant mais je n’ose pas y aller… Sauf après un toboggan, chose que j’ai toujours adoré, car j’arrive à conserver la vitesse de la descente assez longtemps dans la montée. J’effectue une remontée assez impressionnante du peloton, c’est grisant de doubler tout ces gars. J’ai même failli faire une petite attaque… mais la sagesse m’a poussé à juste me replacer en 10ème position. Place que je n’ai pas pu tenir longtemps mais bon.

 

Je me suis accroché à la tête de course durant 100 Km avant d’être irrémédiablement lâché dans la dernière bosse avant 10 à15 Km de plat. C’est râlant car si j’avais su je crois que  j’aurai pu tenir, mais d’après mon profil il restait encore une côte (c’était celle la). C’est d’autant plus râlant, qu’il aurait été plus facile de faire ces km dans le peloton qu’à 8 avec 4 poids morts.

 

La fin de parcours a été assez compliquée. J’avais déjà cramé toutes mes cartouches pour suivre et ensuite pour relayer dans le groupe de 8. Je finis donc en roue libre en papotant avec un type du coin avec qui je partagerai également la table d’après course.

 

J’ai bouclé les 170 Km à 33 Km/h de moyenne, pas mal tout de même. J’ai ma première médaille d’or.

 

Ma distraction légendaire ou un petit manque de lucidité d’après cyclo me fera oublier mon cuissard à la sortie de la douche. Je le récupérerais 15 jours plus tard par voie postale.

 

meusienne-2008.JPG  

 

 

Repost 0
Published by martin.outmanns.over-blog.com - dans Cyclosportive
commenter cet article
17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 13:49

C’est l’occasion de vous faire part de mon affiliation au Cyclo Club de Weyler. La Gorge du loup est l’organisation principale du CC Weyler. C’est une randonnée principalement tracée au grand Duché. J’ai roulé la deuxième moitié du parcours avec un cyclo de Bouillon que je croise assez souvent sur les cyclosportives.

 

Gorge-du-loup-2008.JPG

Repost 0
Published by martin.outmanns.over-blog.com - dans Randonnée
commenter cet article
11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 11:09

Afin de peaufiner ma préparation en vue des cyclosportives, j’ai participé avec Bernard à TBT. J’y ai laissé une chaîne dans la côté parallèle à la haute levée.  Malgré Cela, ce fut une très belle journée, même si 234 Km, c’est trop long pour moi. Je me serais bien arrêté à Playe. Il faut dire aussi que toute la famille était là pour nous encourager, banderole à l’appui.

 

TBT.JPG

IMG_3390.jpg

Repost 0
Published by martin.outmanns.over-blog.com - dans Randonnée
commenter cet article
27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 11:01

Voici les cyclosportives auquel j'ai partipé en 2008 :

 

Date Course Lieu
25/05/2008 La meusienne Villeroy sur méholle
14/06/2008 Gran Fondo Eddy Merckx Hamoir
22/06/2008 La flèche Lorraine Pont à Mousson
5/07/2008 La marmotte Bourg d'Oisans
30/08/2008 La vélomédiane La Roche
14/09/2008 La Christophe Brandt Verviers
Repost 0
Published by martin.outmanns.over-blog.com
commenter cet article
23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 09:30

Bienvenue sur mon blog.

 

Ce blog est essentiellement consacré à ma pratique du cyclisme. J’ai quasiment toujours roulé en vélo. Mais mon blog va vous raconter ma reprise depuis 2008. J’ai remplacé mon addiction à la cigarette par celle, nettement plus saine, à la pratique sportive.

Ma reprise du vélo est aussi consécutive à l’achat d’un nouveau vélo à l’occasion de mon trentième anniversaire. Mon choix s’est porté sur le Look 585 monté en ultégra. Vélo alliant à la fois confort et sportivité.

 

IMG_1800.JPG

 

PS : pour vous connecter à votre administration rendez-vous sur le portail des blogs OverBlog

Repost 0
Published by OverBlog
commenter cet article