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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 16:18
2013-09-02_071721.pngMalgré que ce soit la cyclosportive la plus proche de la maison, je n’en suis qu’à ma troisième participation à la vélomédiane. La première, j’avais été trop présomptueux et j’avais souffert de crampes après les Haussires. La deuxième, j’avais du renoncer au pied de Beffe en raison d’un bris de chaîne.
 
Je retrouve le cow-boy et le klein sur la ligne de départ. Il y a toujours autant d’ambiance sur cette cyclo, sono, corps de chasse, concert sur le parcours et ambiance tour de France à chaque passage à Bastogne. Je monte la côte de Beaussaint à un bon rythme tout en veillant à ne pas mettre trop dans le rouge. Lors de la deuxième boucle je roule quelques km dans la roue d’un cuissard qui me semble familier, mais sans arriver à le cibler… En fait, il s’agit de Luc W. un coéquipier de Jean-Luc M. que je croise avec beaucoup de plaisir quelques fois par saison. Je ne m’en rendrais compte que lorsque nous serons arrêtés par la police dans le centre de La Roche. Cette pause forcée pour fluidifier la circulation dans la ville favorisera le retour de J-L. Mais pas le temps de papoter car on attaque directement la côte la plus dur de Belgique : le col des Haussires. Ensuite j’accroche un bon groupe pour monter vers Samrée, ca roule un peu vite pour un gars qui sort de 2 mois d’endurance pure, mais on ne me refera pas… Je m’accroche. Evidemment, dans le dernier faux plat avant la longue descente vers la roche à Frêne, je ressens un début de crampe… Je vide mes réserves d’eau pour tenter d’améliorer quelque peu la situation.
 
2013-09-02_071823.png 
 
La remise en route dans cette côte de la roche à Frêne est assez pénible, je ne parle plus d’un début de crampes, mais bien de belles crampes comme je n’en ai plus eues depuis longtemps. Mais comme je suis coutumier du fait, j’adapte ma vitesse pour continuer à avancer le plus vite possible sans trop souffrir. A chaque sommet de côte, je poursuis mon effort un peu plus longtemps pour boucher le trou qui s’est creusé à cause de mes crampes. Ca me permet de rester au contact de mon groupe jusqu’au ravito.
J’attendais avec impatience le moment où j’allais pouvoir faire le plein afin de tenter de finir sans être perclus de crampe… Mais au moment de mettre mon bidon sous la réserve de produit énergétique, un énergumène me dépasse… C’est Jean-Luc qui rattrape le temps perdu sur le vélo au ravito… lol.
Je finirais en sa compagnie, même si j’ai perdu quelques longueurs dans la côte de Beffe.
Au final, je termine 270ème (c’était un gros niveau) en 5h25 avec une moyenne de 31.5 km/h.
    
 
 
 
 
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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 13:39

Ce week-end sera assez chargé :

 

Samedi :

 

La vélomédiane 170 km et 3300 m de déni

 

logo-velomediane.png

 

Dimanche :

 

La ch'ti bike tour 140 km et un peu plus de 1000 m de déni.

 

logo-chti.png

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 14:29

La troisième épreuve du trophée de l’Oisans est la plus terrible, mais aussi la plus prestigieuse… La marmotte !!!

 

Pour ma part ca sera la quatrième. Comme à chaque fois, pas de vélo la veille. Mais tout de même un peu de stress. J’ai toujours peur d’oublier un truc style le coupe-vent ou le boyau de rechange… Je passe donc tout trois fois en revue. On prépare aussi le gâteau sport (chocolat-poire) acheté la veille dans le village de départ. Je bichonne ma bécane. L’année dernière, c’est à ce moment là que j’avais repéré la fissure sur la potence… Comme d’hab, le repas précédent la marmotte, c’est un carbo…

 

Après une courte nuit, je me lève à 5h pour avoir le temps de déjeuner et de « m’alléger »… Préoccupation première lorsque l’on doit se taper 5000 m de dénivelé positif.

Petit enseignement en vue du mont blanc dans 15 jours, il faudra prendre le souper plus tôt afin que le bol alimentaire soit en avance… C’est en soignant les petits détails que l’on réussi des grands exploits.

 

Je voulais arriver tôt sur la ligne afin d’avoir un bon groupe dans la vallée de la Maurienne, mais on va prendre du retard un peu partout. Comme d’habitude Cécile nous conduit à Bourg d’Oisans. On se gare juste en face de l’hôtel où on avait séjourné avec le CC Weyler. Bernard ira même s’alléger à son tour là-bas.

Après les recommandations habituels de prudence et un dernier petit bisou, on se met en route vers notre sas de départ. Grâce à notre participation au trophée de l’Oisans, on est tout les deux dans le sas 400 -2000. Ber est préoccupé par son genou, il a raison car il l’obligera à faire demi-tour au sommet du Glandon.

 

On est dans les derniers à s’élancer, quitte à être mal mis, je m’arrête 100 m avant de passer la ligne pour une dernière pause sanitaire.

 

 

 

La musique du film pirate des Caraïbes diffusée au départ est assez entraînante et donne envie d’aller affronter le Glandon la fleur au fusil.

Comme chaque année je me place sur la gauche de la chaussée et dépasse pas mal de concurrents jusqu’au moment où je suis moi-même dépassé, moment que je choisis pour sauter dans la roue. J’y resterai jusqu’au pied du col.

 

5145369_Screen.jpgJe monte le Glandon au cardio, je veux rester sous 160 puls. Je m’amuse à faire quelques vidéos lors de la montée. En fait plus on avance sur le parcours moins je prendrais le temps d’en faire et je serai de plus en plus silencieux… (vidéo à regarder en fin d’article).

 

Sur les deux premières parties du col, je dépasse pas mal de monde. Je me remémore ma première marmotte où c’était plutôt l’inverse. Je monte prudemment les pourcentages les plus pentus du jour (le pied de la deuxième partie du col). Plus je me rapproche du sommet, plus je sens le vent se lever, assez étonnement, il est de face. La plupart du temps il est favorable dans ce col. Je décide de me mettre à l’abri dans les roues. Au final je monte en 1h18 soit une minute de moins que l’année passée mais surtout 9 puls en moins (151 vs 160).5133949_Screen.jpg

 

Je profite de la neutralisation de la course pour faire une pause sanitaire, faire le plein des bidons et manger un morceau de baguette-camembert, il n’est pas encore 9 h mais j’en ai envie. J’entame la descente assez prudemment. Je repense à l’édition 2010 où je m’arrêtais toute les 5 km en vue de tenter de réparer mon dérailleur. Cette année tout se passe bien pour moi. Je ne peux pas en dire autant pour tout le monde… malgré la neutralisation, je constate que pas mal de gars gouteront au bitume.

A St-Colomban-des-Villards, je profite d’un instant de plat pour m’hydrater, il va faire uper chaud, je veux éviter de refaire la même erreur qu’à la Vaujany.

Je redoute un droite gauche droite à la sortie du village, c’est un enchaînement assez dangereux, pour preuve, il y a eu une chute à cette endroit.

La fin de la descente se passe sans encombre dans un petit groupe d’une dizaine de gars.

 

C’est avant d’attaquer la vallée de la Maurienne que je vais commettre une petite erreur : je m’arrête pour enlever mon coupe vent. Suite à ces quelques instants perdus, je vais me retrouver un peu esseulé dans la vallée. En fait, je me retrouve dans un groupe d’une dizaine de gars mais personne ne veut rouler… Dans le faux plat avant Pontamafrey, je sors involontairement du groupe, je me retrouve en chasse patate, ce qui n’est jamais bon… Je roule peinard en attendant que ca rentre. Deux gars reviennent, on roule à trois quelques km avant d’être rattrapé par un gros peloton un peu après Saint-Jean. Je salue la station des Karellis au passage…J’ai tout de même pas mal de souvenir dans cette vallée.

 

Je me calle dans les roues jusqu’à St-Michel. J’en profite pour penser à Ber et espère qu’il passera par là, vous savez déjà qu’il n’en sera rien.

 

Dès que je l’aperçois je fixe le fort du télégraphe… Il n’y a plus qu’à monter jusque là.

A St-Michel, je fais un stop and go pour remplir les bidons que j’ai pris soin de vider dans la vallée.

 

J’attaque le télégraphe, le cœur monte plus haut que dans le Glandon, je pense que l’augmentation de la t° y est aussi pour quelque chose. L’ascension se passe sans encombre. Je bois régulièrement pour tenter de limiter les effets de la chaleur. Du coup, je suis obligé de faire une pause sanitaire au sommet. Malgré cette pause, je monte en moins de 52 minutes soit 30 secondes de mieux que l’année précédente.

Je descends sur Valloire. Comme chaque fois je rempli un bidon à la fontaine dans Valloire que je bois sur le petit tronçon m’amenant au ravito. Ce passage est assez difficile avec un long bout droit et bien pentu. Il est l’heure de la pause déjeuner… J’avale un sandwich à la mortadelle, prend deux autres au camembert et je fais le plein le tout en 2 minutes. Je repars sans forcer tout en finissant de manger.

 

5186115_Screen.jpgJe constate que tout comme dans le glandon, le vent est inversé par rapport5135713_Screen.jpg à l’habitude… Cette fois-ci, c’est en notre faveur… il va nous pousser jusqu’au sommet. Ici plus question de monter en groupe, il y a bcp de gars isolé, chacun est à son rythme. Comme je suis plus tôt que lors de mes participations précédentes, il y a moins de monde sur la route.

Petite parenthèse pour signaler la présence de bac à déchets nous permettant de vider nos poches sans s’arrêter, excellente initiative pour autant que ces bacs soient utilisés.

A plan lachat, le Galibier commence réellement, tout ce qui a précédé n’était qu’un amuse bouche destiné à vous user. Les 8 km à venir sont là pour vous achever. La première rampe après le virage annonce la couleur d’autant plus que cette année on se prend le vent de face sur cette portion. J’avance honnêtement jusqu’à 3 km du sommet, puis je suis comme pris par l’altitude, j’ai un petit coup de moins bien. J’attends le sommet avec impatience. Je retrouve un peu d’enthousiasme dans le dernier km, non pas parce que la pente s’amenuise, que du contraire mais car je sais que je vais avoir une heure pour me refaire avant d’affronter l’Alpe.

En chiffre : je monte en 1 :12 :50 soit une minute de mieux que l’année dernière pour une moyenne cardiaque identique (158 puls).

Au sommet, je fais le plein chez les chasseurs alpins et machinalement je mets mon coupe-vent, vu la chaleur, je n’en ai pas besoin. J’entame la descente seul.

 

Marmotte-descente-galibier2.png

 

Je suis envahi pour des émotions assez fortes, comme si j’en avais déjà fini avec cette marmotte… Je chante mon fameux « Face à la Meije ». Je profite un maximum de cette descente du Galibier… Je vis quelques instants magiques. Arrivé au Lautaret, fini de « planer », place à la course et à la descente du Lautaret. Ici pas question d’inversion de vent, on l’a bel et bien dans la tronche, il est chaud et assez insuportable. Je roule seul, en fait il y a bien quelques gars dans ma roue, mais aucun ne passe… Sauf un mais il descend vraiment trop vite pour moi… Finalement à mi-descente je suis rattrapé par un groupe et on commence à rouler un peu.

 

Le cadeau de participation de cette année (après le bidon ou les chaussettes) est un cadeau visant à améliorer la sécurité dans les tunnels du Lautaret… Il s’agit de deux petits led blanc et rouge permettant d’être vu.

Je tiens à préciser que la sécurité dans cette descente lors de ces deux dernières années n’a plus rien à avoir avec ce que j’avais connu lors de ma première participation en 2008. Les tunnels restent dangereux mais la forte diminution du trafic automobile sur ce tronçon permet d’éviter beaucoup de frayeur.

 

Une fois arrivé au lac de Chambon, on sent que l’on traverse des masses d’air chaud entrecoupée de passage rafraichissant lorsque l’on passe à côté d’une cascade. C’est la canicule, je me remémore ce retour de Marche effectué par 32°C (j’y avais bu 7l en 5h). Ca fait aussi partie de l’entraînement de s’acclimater aux conditions extrêmes. Je gère pas trop mal la partie montante à la sortie de Freney.

 

Lors de la descente, je me suis servi de l’expérience du début de crampes de la Vaujany pour m’hydrater correctement. Il n’est pas encore 14h, je suis déjà de retour à bourg d’Oisans… Mon polar affiche 38°C… Il va faire chaud dans l’alpe… Je m’arrête 3 minutes au pied pour faire le plein, manger un bout et m’alléger (pause sanitaire + dépôt de ma veste sous une poubelle (Cécile m’obligera a le récupérer).

Comme il n’est pas encore 14h, j’espère que Cécile soit toujours dans l’Alpe afin de pouvoir m’encourager. Je l’appelle au pied de l’Alpe afin de lui signaler que tout va bien et que je serais à l’arrivée plus ou moins 1h15 après.

 

5154100_Screen.jpgEn temps normal, je n’aime pas trop monter cette ascension à cause de la circulation, mais ces deux dernières années la circulation y est interdite lors de la marmotte. Ca change tout… Je me hisse péniblement jusque la Garde sur le 34*27, je crois avoir tenté le 25 dans un virage, mais je me suis assez vite contenté du 27. Ca sera le cas encore deux ou trois fois sur la montée, je pense même avoir taquiné le 23 mais l’essentiel de la montée se fait sur le 27.

 

A la garde, je me dis le plus dur est fait… même si je sais que ca va encore être long. Je sue comme un goret… des gouttes perlent sur mon visage et tombent en continu, comme un robinet mal fermé. Je m’asperge une première fois au passage du ravito en eau de la garde. J’ai l’impression de m’écraser dans la pente.

 

2 Km plus loin, je perds un bidon en voulant le remettre en place… C’est celui qui m’a couté un cadre…l’autre étant toujours plein et ayant encore une possibilité de la remplir, j’abandonne celui qui vient de tomber.5173894_Screen.jpg

 

Je fais un stop and go de 30’’ à Saint Férréol pour remplir une ènième fois un bidon et pour m’asperger. Si je m’étais arrêté plus longtemps, je ne suis pas sur que je serais reparti. Je suis de moins en moins bien, je repense à ma première marmotte où j’avais sur ces mêmes pentes souhaité un ennui mécanique afin de pouvoir faire une pause. Ce coup-ci, les jambes répondent plus ou moins mais c’est plutôt mon organisme tout entier qui commence à défaillir… Je suis victime d’une insolation, mais je ne l’ai pas encore compris.

Huez, enfin… Même si le panneau arrivée 5 km me met un coup au moral, je me remotive en me disant qu’il y en a 1 de plat. A la sortie du village on se prend le vent de face. C’est rare quand je suis content qu’il soit de face, mais là sa me rafraichit. Ca fait quelques fois que mon corps refuse l’eau que je me force à boire… Heureusement l’arrivée est proche.

Virage 2, je tente de sourire pour la photo… Virage 1, il ne reste plus qu’une rampe à franchir, certes pentue, mais plus qu’une… Il y a beaucoup de monde à l’entrée du village, c’est un peu l’ambiance tour de France… et parmi les spectateurs, je reconnais Elisa, Colin et Lilou : « vas-y, papa ». Cécile est derrière avec l’appareil photo. L’arrivée est toute proche. Cette année pas question de remettre la plaque, mais je donne tout de même tout ce qu’il me reste.

 

Marmotte-huez2.png  5154101_Screen.jpg

 

Enfin j’en termine avec cette montée de l’Alpe et avec cette marmotte 2013. Je peux aller me vautrer dans l’herbe le long du parcours en attendant que la famille arrive.

 

5157884_Screen.jpg5157887_Screen.jpg

 

Je ne suis vraiment pas bien, ma respiration est haletante. Il fait encore 28°C alors que l’on est à 1800m… Après les retrouvailles, je me mets en route vers la voiture pour aller me changer. C’est en revenant vers l’aire d’arrivée que vais être malade, je vomis de l’eau… il s’agit bien d’une insolation. Ce n’est qu’après m’être couché une demi-heure à l’ombre que je commencerai à récupérer. Je ne me rappelle pas avoir été aussi mal en point après un effort physique.

 

 

Les vidéos du jour :

 

 

 

 

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 12:00

Le Grand Prix des Rousses (j’ai toujours préféré les brunes…) est la deuxième étape du trophée de l’Oisans. Départ à 9h de bourg d’Oisans pour une ascension de l’Alpe suivie de la montée sur Vaujany.

 

5104606_Screen.jpgJe me rends au départ seul… Ber souffre trop de son genou et s’économise en vue de pouvoir prendre le départ de la marmotte. La météo, excellente jusqu’ici, s’est dégradée… il flotte. Tans pis ! C’est pas la première fois que je vais monter l’Alpe sous la pluie. Sur base de mon expérience de l’année dernière (La Serre Che sous la pluie), je change ma roue avant de partir. Je veux avoir un meilleur freinage sous la pluie. Mon vélo est (comme peuvent l’être de temps en temps nos femmes) dépareillée mais malgré tout ça fait l’affaire…

 

Pour une fois je suis bien mis sur la ligne ce qui me permet de voir comment la tête de course aborde les premières rampes : excessivement vite !!! Pour ma part je prends mon rythme… Celui-ci est élevé mais soutenable. Je crains d’avoir à nouveau mal au ischio mais la séance d’électrostimulation de la veille a permis d’évacuer pas mal de tension. Malgré la pluie et malgré le trophée de l’Oisans, je vais battre mon record…(ancien record 54’59 lors du voyage du CCW contre 54’34’’ ce jour). Certes ce n’est que 25 ‘’ de mieux mais les conditions sont différentes. En 2012, j’étais à bloc (173 puls de moyenne), cette fois-ci comme je sais ce qu’il me reste à faire, je ne suis donc pas à bloc, je suis à 159 puls…Ceci augure un gain d’un quart d’heure sur la marmotte (à voir dans 3 jours).

 

Après la fontaine, au poursuit jusqu’à l’arrivée tour de France avant de redescendre par la montée dite desPrix-des-rousses-4.jpg camions. A Huez, je serre les fesses à chaque passage pour piétons… on bifurque à droite en direction de Villards Reculas. C’est là que je perds mon boyau de rechange… à 65 euro le boyau, je fais demi tour pour le récupérer. Pour la petite histoire, il tombera une seconde fois de ma poche. Au final, je perds 5 minutes pour ce fichu boyau.

 

La descente sous la pluie est périlleuse mais je suis devenu vraiment couillon, du coup j’arrive en bas sans encombre mais avec pas mal de temps perdu.

 

J’attaque la montée de Vaujany. Comme dimanche je dépose assez vite mes compagnons. Après 2 km, j’entends des coups de klaxons derrière moi. Je me dis que les hollandais se sont mis à boire alors qu’il n’est même pas 11h… En fait, c’est Bernard qui est venu m’encourager… Dans la voiture qui suit… Cécile et les enfants. Ils sont tous venu, malgré la pluie, pour m’encourager. Je ne m’y attendais pas… cette surprise me motive à pousser un peu plus sur les pédales. Du coup, je bas mon deuxième record : cette ascension est celle avec la vitesse d’ascension moyenne la plus élevée : 1139 m/h.

 

Une fois arrivé à Vaujany, je vais avoir une autre surprise, nettement moins bonne : il n’y a pas de ligne d’arrivée… Celle-ci est située un gros km plus loin… et 1 km en montagne c’est long surtout quand on ne s’y attend pas.

 

Au final, je me classe 70ème, deuxième top 100 du trophée.

 

Résumé en chiffre :

 

Grand prix des Rousses

Alpe d'Huez (fontaine)

 

Vaujany (haut)

Distance (km)

12.338

 

Distance (km)

6.636

Temps

54'34''

 

Temps

30'15''

Puls

159

 

Puls

162

Vit moy (km/h)

13.0

 

Vit moy (km/h)

13.2

dénivelé (m)

1013

 

dénivelé (m)

574

% moy

8.8

 

% moy

8.7

VAM (m/h)

1022

 

VAM (m/h)

1139

Rpm moy

76

 

Rpm moy

73

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 11:50

Cette semaine je débute un des objectifs majeurs de ma saison : le trophée de l’Oisans. Pour rappel celui-ci est composé de :

 

-         La Vaujany le dimanche

-         Du grand prix des rousses le mercredi

-         La Marmotte le samedi

-         La montée de l’Alpe le dimanche

 

Pour passer la semaine sur place, nous avons évidemment élu domicile à… (sans surprise) Oz en Oisans. Bernard est lui aussi une nouvelle fois de la partie.

 

On se rend au départ en voiture. Comme l’année dernière à la Serre Che, on est just in time. Du coup on est assez mal placé sur la ligne. Comme on est parti pour une petite marmotte (175 km et 3800m), je ne me stresse pas avec notre mauvaise position sur la ligne, le classement se fera dans les ascensions (Alpe du Grand-Serre, col d’Ornon, col de Sarenne, Vaujany). J’ai pris l’habite de dire : « La marmotte et la Vaujany, c’est 4 cols. 3 hors catégorie et un 1er catégorie pour la marmotte et 3 1er catégorie et un HC pour la Vaujany. » (note d’après course : ceci surestime largement le col d’Ornon «2ème cat et vaujany 2éme cat).

 

 

 

A 7 :15, on s’élance de l’usine hydro-électrique du barrage du Verney. Le décor est connu, le pied de la montée de Oz est à moins de 2 km, mais reste grandiose, surtout sous le soleil. Une fois n’est pas coutume, j’oublie de démarrer mon polar en franchissant la ligne, il me manque donc les 3 premiers km. Rien de grave, sauf si en fin de saison j’arrive à 9997…

Les 25 premiers km sont assez aisés : on descend presque jusque Vizille et son rond point bien connu des skieurs pour ses bouchons mémorables. Je suis bien placé dans un gros peloton, au début je prends quelques relais, ensuite des gars du petit parcours parti juste derrière nous, prennent les choses en main.

 

A Séchilliene, on bifurque à gauche et on attaque l’Alpe du Grand Serre. Chacun prend son rythme, l’essentiel du classement se fait ici. Je pars un peu trop vite, je monte jusque 165 puls, c’est 10 de trop. Je modère mon allure afin de m’économiser.

Dans les premiers lacets je dépasse deux camarades du Team de Lux, comme j’en ai pris l’habitude, je les salue en entonnant un : « Au Luxembourg, terre maternelle… », à chaque fois c’est 5 puls en plus mais ça motive.

Au fil des km, la météo se dégrade, on entre dans le brouillard.

Le passage au panneau « sommet 10 km » me mettra un petit coup au moral, je n’avais pas suffisamment étudié le parcours et je pensais que cette ascension faisait 10 km.

Point de vue de la course, après quelques km, je roule seul. Je dépasse encore quelques concurrents partis trop vite et je garde en point de mire un petit groupe. Plus on se rapproche du sommet, plus le brouillard s’épaissit mais la pente se fait moins rude. Je profite de cette fin d’ascension moins pentue pour forcer l’allure et recoller au petit groupe afin d’avoir des poissons pilotes pour la descente. 

 

On me voit dépasser le concurent avec la caméra sur le casque au alentour de 8:44 sur la vidéo ci-dessous :

 

LIEN VIDEO

  

Au sommet, instant magique : on sort du brouillard et on retrouve le soleil, il nous nous quittera plus jusqu’à l’arrivée. En bas de la descente, je pousse un coup pour intégrer un peloton d’une vingtaine de coureurs. On franchira ensemble les deux petites bosses précédent le col d’Ornon. Je prends quelques relais, mais comme au départ, la majeure partie du travail est faite par les gars du petit parcours. Notamment par un français rencontré au départ. Une dizaine de km avant Ornon, on rattrape un autre peloton d’une trentaine de coureurs.

 

Je connais moins les routes que l’on emprunte. Je n’y étais venu que lors de ma première participation à la marmotte. Pourtant les paysages valent le détour.

 

J’ai réussi à bien gérer mon effort jusqu’ici. Chassez le naturel et il revient au galop… je vais me mettre dans le rouge dans le col le plus facile du jour. J’accroche les premiers de mon groupe, ce qui fais monter mon cœur jusque 171 puls, j’entame une partie de mes réserves. Au sommet, je fais un stop and go pour remplir mes bidons. Je réintègre un petit groupe en bas de la descente. Pour les gars du petit parcours, il ne reste plus que la montée vers vaujany. Du coup ça roule assez fort, on est presque à 40 km/h. Pour le grand parcours, on doit encore attaquer le juge de paix de cette cyclosportive : la succession Villard Reculas - Alpe d’Huez – col de Sarenne.

 

Au pied de Villard Reculas, je vais avoir mon premier coup dur à gérer : début de crampes à l’ischio gauche. J’ai trop forcé dans Ornon et je n’ai pas assez bu dans la vallée. Je suis obligé de laisser partir les gars qui m’accompagnaient. Je bois au moins 1 litre et modère l’allure afin d’améliorer la situation. Au fil des km, ça va de mieux en mieux, je rattrape un à un les gars que j’avais laisser filer au pied. A la sortie de Villard, je refais le plein des bidons, il faut que je continue à m’hydrater. On emprunte la corniche entre Villard et Huez : je m’en mets plein les yeux, cette route est magnifique.

 

A Huez, je commence à sentir mes jambes… Je passe pour la première fois le 27 et monte tranquillement jusqu’au sommet par la montée des camions. Je m’arrête 5 minutes au ravito pour faire le plein et me préparer deux sandwiches au camembert. Je poursuis ma route vers le col de Sarenne. Sur cette petite route, il n’est plus question de peloton mais de quelques concurrents éparpillés. Je pense plus au ski qu’au vélo… J’ai en effet plus de souvenir d’hiver… notamment la première descente du pic blanc d’Elisa. Après le croisement entre la piste de ski et la route du col, je peux à nouveau me concentrer sur mon effort. J’ai quelques concurrents en point de mire, je décide de pousser un peu afin de ne pas faire la descente seul. Pas de bol, je pousse un peu trop et je les dépose 300 m avant le sommet. Je bascule, non sans penser à mes acolytes de l’ascension de l’année passée (Ber, le cow boy et le boucher). Je m’attendais à trouver une route fraîchement asphaltée, tour de France oblige…, mais il n’en ai rien, il y a toujours autant de trou et de graviers sur la route… tout simplement honteux, il aurait été plus judicieux de nous faire monter par là. Et je ne parle même pas du tour qui pqsse par là dans deux semaines.

 

Je descend prudemment jusqu’au lac du Chambon. Assez vite, on se retrouve à 4. Puis au fil de la fin de la descente du Lautaret on se retrouve une quinzaine. Sur le premier km de plat on est que 3 à rouler. On râle un bon coup et comme par magie tout le monde se met à rouler. C’est assez rare que pour être signalé. On s’organise en deux files (montante et descendente) on progresse au alentour de 35 km/h. Avant Allemond, on bifurque à nouveau à droite pour éviter le centre ville mais en revanche on monte un peu plus. Au pied de la petite bosse, je ressens à nouveau un début de crampe, mais à droite cette fois-ci. Décidément cette bosse ne me va pas… mais cette fois, pas question de laisser filer. Il y a encore quelques km de vallée avant de monter à Vaujany. Je me mets en danseuse pour passer en force. Une fois la petite descente atteinte, je bois la moitié de mes réserves.

 

Dès le pied de Vaujany, je prends mon rythme maximal sub crampe. Il est manifestement trop élevé pour mes compagnons, hormis pour un hollandais avec lequel on va se tirer la bourre jusqu’à la moitié de la montée. Moment qu’il choisi pour exploser… Pour ma part je maintiens l’allure jusque l’arrivée.

 

Je boucle cette première étape du trophée avec un top 100. Place à la pasta party et au retour à Oz… en voiture. Ber viendra me chercher au pied de Vaujany.

 

 

 

 

Voici le détail des asencions du jour :

 

La Vaujany Alpe du Grand Serre   Col d'Ornon   Villard Reculas
Distance (km) 15.098   Distance (km) 5.089   Distance (km) 10.477
Temps 58'30''   Temps 18'40''   Temps 43'55''
Puls 155   Puls 165   Puls 162
Vit moy (km/h) 15.4   Vit moy (km/h) 16.4   Vit moy (km/h) 14.3
dénivelé (m) 996   dénivelé (m) 331   dénivelé (m) 702
% moy 6.6   % moy 6.5   % moy 6.7
VAM (m/h) 1022   VAM (m/h) 1064   VAM (m/h) 959
Rpm moy 81   Rpm moy 78   Rpm moy 78

 

 

Huez-Alpe camion   Col de Sarenne   Vaujany
Distance (km) 4.095   Distance (km) 3.027   Distance (km) 5.48
Temps 20'00''   Temps 13'55''   Temps 26'45''
Puls 161   Puls 162   Puls 163
Vit moy (km/h) 12.6   Vit moy (km/h) 13.1   Vit moy (km/h) 12.0
dénivelé (m) 305   dénivelé (m) 229   dénivelé (m) 457
% moy 7.5   % moy 7.6   % moy 8.6
VAM (m/h) 915   VAM (m/h) 987   VAM (m/h) 1025
Rpm moy 76   Rpm moy 75   Rpm moy 71

 

 

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 14:12

C’est ma deuxième participation à la Klimclassic. La première, c’était terminée par un abandon (pneu troué : http://martin.outmanns.over-blog.com/article-steven-rooks-classic-2009-53951502.html ).

 

KlimClassic2013_Routekaart_Groot.jpgLa klimclassic n’est pas très connue en dehors des Pays-Bas, mais elle gagne à l’être. C’est une super organisation : parcours sécurisé, bien fléché, ravito très correct,…Par rapport à ma première participation, le parcours a quasiment totalement changer, la direction reste la même (Mass – la redoute – Mass) mais on passe plus à l’ouest de l’axe nord-sud). Le dénivelé total reste au alentour de 2500 m.

 

Malgré une arrivée assez anticipée à Maastricht, je me retrouve assez mal placé sur la ligne. Je ne m’en fais pas puisque le classement importe peu et que de toute façon c’est le chrono qui fait la loi. En regardant les temps les plus rapides, je constate que c’était une erreur, j’aurais du partir 7 minutes plus tôt, c’est là qu’était les hommes forts.

Il est vrai que j’ai perdu beaucoup de temps au départ à slalomer (quand c’était possible) entre tout les cyclos. Je mettrais également un peu de temps à trouver quelques gars pour rouler.

J’ai à nouveau découvert une bosse au départ de la vallée de la Vesdre, à gauche au pied du rys de Mosbeux, pas triste : route pourrie et passage à plus de 15%.

Au sommet je suis dépassé par un avion… « Bram Tankink » de chez Blanco, je profite qu’il attende quelqu’un au sommet pour sauter dans la roue, je ferais une dizaine de Km dans leurs roues avant de laisser filer, je ne veux pas être trop cramé pour samedi (flèche de Wallonie). Juste après, je suis rejoins par deux autres gars qui ont, eux aussi, tenter de s’accrocher. On va faire une bonne partie de la suite du parcours ensemble.

 

oneux-3.jpg   La-redoute.jpg

 

oneux-2.jpgLe classement « officiel » est fait sur l’ascension de deux bosses (Oneux et la redoute). Je les monte à ma main pour ne pas me mettre dans le rouge, 310ème et 214ème . Après la redoute, je fais un stop and go chez gd marraine pour y déposer mon coupe vent, plus exactement pour le cacher entre deux bosquets (ca devient une habitude sur cette cyclo). Je pousse un peu pour rejoindre mes deux acolytes. A partir de Fraipont, on est dans le trafic des cyclos du petit parcours, on est reparti pour une séance de slalom. A hauteur de Soumagne, alors que l’on rejoint un gros peloton, on est doublé par un type avec un maillot russe. J’ai directement pensé : « Ce type a mon ticket pour Maastricht ». Je saute dans sa roue, malheureusement les gars avec lesquelles je roulais n’emboitent pas le pas. On finira donc, le russe et moi après une assez belle partie de manivelle.

 

Au final je termine 57ème temps total (classement officieux fait sur un export des temps de tous) / 2500. C’est assez honnête, d’autant plus que j’ai loupé le bon wagon au départ.

En zieutant, le classement je constate que deux places devant moi, c’est J-L M. On s’est loupé de quelques minutes.  

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 15:09

 

parcours1.jpg

 

 

parcours2.jpg

 

 

1-Col_des_Montets_Chamonix_profile.gif2-Col-de-la-forclaz.PNG

 

3-Champex_Bovernie_Les_Valettes_profile.gif4-Col_du_Grand_Saint_Bernard_Sembrancher_profile.jpg

5-Col_du_Petit_Saint_Bernard_Morgex_profile.jpg6-Cormet_de_Roselend_Bourg_Saint_Maurice_profile.jpg

7-Col_des_Saisies_d925-D218_profile.jpg

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 21:08

thumb_spa.jpgC’est lors d’une sortie avec le gcv que j’ai entendu parler de l’organisation d’un clm par équipe à Francorchamps. Renseignement pris, je me suis rendu compte qu’il y avait aussi une épreuve d’endurance de 8h. J’ai hésité entre la formule en solo et quatro. C’est l’envie de faire une dernière longue sortie qui me fera opter pour la version solitaire.

 

La logistique du jour prévoit que pour une fois, Cécile me conduise sur place et surtout vienne à l’arrivée avec mes fans les plus assidus, mes enfants. Elle assistera même au breefing en ma compagnie avant de rentrer à Theux.

 

tour-de-chauffe.jpgLe départ est prévu à 10h. Suite au déplacement du samedi au dimanche matin du clm par équipe, on n’a pas accès à la piste avant 9h30. Juste le temps de faire un « tour de chauffe », comme si je n’allais pas le faire assez aujourd’hui. Comme la plupart des concurrents, je me lance à la découverte de ce tracé mythique. C’est aussi l’occasion de rouler dans un gros peloton, quasiment tout le monde prend part à ce tour (un peu moins de 500 vélos pour 150 équipes au départ).

 

 

 

Un tour de circuit :

 

detail-trace.jpg

 

En sortant des stands, on s’élance directement vers le raidillon. L’objectif est de prendre un maximum de Capture07.jpgvitesse dans la descente vers l’eau rouge pour arriver le plus haut sur son élan. Après soit on passe en force, soit c’est tout à gauche et « sauf qui peut » jusqu’au sommet (passage à plus de 20%). Au sommet du raidillon commence la montée des combes (2.5 % durant un peu plus d’un km). Lors du tour de chauffe, je comprend tout de suite que ça va être un endroit clé du tour… le vent souffle de ¾ face et gêne considérablement notre progression. Ensuite au arrive au point culminant du circuit, le pif paf des combes (un comble d’appeler le point culminant : combes…A méditer). Quoi qu’il en soi, en vélo, c’est la délivrance, on entame la partie descendante du circuit… Le pied. Lors de ce premier tour on teste les trajectoires à faible vitesse. En réalité, tout passe quasi à fond, sauf en tout cas pour moi, le premier droit (Bruxelles, ma belle je te rejoins bientôt aussi tôt que Franco me trahi… Je m’égare). Le gauche suivant : à fond. Le double gauche : à fond aussi; même si je mettrais au moins trois tours avant de le tenter. On arrive sur le seul km de plat du circuit, comme en voiture celui qui sort assez vite du double gauche en tire un bel avantage sur le début du plat. Entre Fagnes et Campus, on remange encore un peu de vent, avant d’entamer la remontée vers la source, Blanchimont ça ne monte pas fort, mais à la longue ça finira par user, heureusement, ici le vent est un allié. Ca remonte un peu plus fort juste avant la chicane et dans celle-ci on a, à nouveau le vent dans le nez, ensuite c’est une grosse relance pour passer à fond sur la ligne.

 

La course :

 

SAM_1209.jpg

 

On est 150 à prendre le départ dont 45 inconscients en solo. A 10h pile, c’est parti… La prudence voudrait Capture02.jpgque je laisse filer les gars qui roulent en équipes, mais ça voudrait aussi dire laisser filer le podium qui est mon objectif inavoué, l’avoué étant un top 10 voir un top 5. Je pense à Pierre qui avait suggéré de partir devant et de voir après… Résultat des courses 6 premiers tours de folie…en moins de 11’30’’ de moyenne soit 33.7 km/h. Au bout de trois tours, on était encore quelque solo dans le groupe. Ca va sauter au fur et à mesure. Mais a ce rythme la, je suis en train de me dire que moi aussi je vais sauter… Ca arrivera plus tôt que prévu… A l’entame du 7ème tour (à la source), je ressens un gros sous virage de Capture05.jpgl’arrière, sous virage caractéristique d’une put… de crevaison. Je jure : « bord… de m…, on est tout de même sur un circuit de F1 et moi comme un c… je perce ». Ca se passe juste à l’endroit où il y a eu un gros crash lors du GP de F1, reste de débris ou pas, je ne le saurai jamais mon boyau est à la poubelle. Quoi qu’il en soi, ma course s’arrête ici. Je venais de faire un état des lieux de la course des solos et j’étais dans les 4 derniers survivant, certes j’avais déjà brûlé quelques cartouches mais j’étais dans le coup.

 

 

Capture06.jpg Capture13.jpg

Capture24.jpg

 

Je profite de cette crevaison pour faire une parenthèse concernant le revêtement du circuit. Je m’attendais à avoir un billard du style des routes lulu, mais en fait le bitume est assez granuleux, sans doute pour avoir plus de grip. Le rendement est bon, mais je m’attendais à mieux, comme quoi…

 

Vidéo des 2 premières heures courses (1 en *4 et l'autre en vitesse normale avec la crevaison...):

 

 

 

Bon, revenons-en à ma réparation… Après avoir péniblement décollé mon boyau, je me rend compte que mon prolongateur n’est pas adapté à mon boyau (pour les spécialistes, je passe d’une valve inversée (Vittoria) à une classique (Challenge)), mais je ne l’apprendrais que quelques instants plus tard, grâce à l’aide d’un concurrent du Team Mailleux qui me sera d’une précieuse aide pour recoller mon boyau, encore un énorme merci à lui. J’espérais pouvoir lui fournir l’un ou l’autre relais par la suite, mais en fin de course la différence de fraîcheur entre un homme seul et des coéquipiers qui se relaient est trop flagrante.

 

Capture21.jpgJe repars, dans l’idée de tenter de remonter dans le classement vers un top 10. Je vais encore perdre beaucoup de temps en bas du double gauche. Avec mon boyau fraîchement collé je vire droit sur mon vélo (65 km/h ald 85 km/h), du coup je dois laisser filer les groupes que j’accroche dans la montée du Kemmel. C’est frustrant. Je tourne durant une vingtaine de tour entre 13’ et 14’. Puis je commence à Capture22.jpgsouffrir de crampes dans les ischios… Je repense au « on verra après » de Pierre… C’est tout vu, ça va être la galère pour finir. Malgré tout, je continue en tournant les jambes le plus vite que possible pour évacuer un maximum de toxines. Les chrono sont en plus de 15’.

 

Je n’arrive plus à manger. Je crois que j’ai surdosé mes bidons, je fais une aversion au sucré… je rêve d’un petit pain au jambon… Même les galettes au miel ne passent plus. A propos de bidon, il faut que je vous parle de mes ravitos. Je suis inscrit en solo, hormis la dernière heure, ca sera du vrai solo… Avec arrêt au frigo box pour se ravitailler en eau et en nourriture. J’ai même ajouter un porte bidon sur ma tige de selle pour porter le transpondeur faisant office de témoin pour les équipes.

 

Capture14.jpg

 

Capture18.jpg

 

J’attends avec impatience l’arrivée de mon fan club, je vous ai déjà parlé de Cécile et des enfants, mais comme on n’est pas très loin de Polleur, j’attends également mon père et Benachou qui viennent aussi m’encourager. Tout se beau monde arrivera vers 17h, soit à h-1. C’est l’occasion pour moi de faire 5 minutes de pause pour les saluer avant de repartir pour le « sprint » final. Elisa m’annonce que je suis 75ème au général. En fait, mon père était déjà passé ce matin, on s’est loupé lors d’un passage puis il a attendu probablement durant ma crevaison.

 

2012-3605.JPG 2012-3639.JPG

 

La motivation revient et du coup les chronos repassent sous les 15’. Je ferais les deux derniers tours en compagnie de ceux qui finiront 1 et 2 en solo.

 

Il est enfin 18h, mon prochain passage sur la ligne sera le dernier… c’est malheureux à dire mais j’en ai plein le c…de ce circuit, ça fait au moins quatre heures que je souffre dans tout ces faux plats sans même pouvoir en jouir dans la descente (hormis sur les 4 derniers tours ou je retrouve un peu de confiance (70 à 75 km/h dans le double gauche).

 

Je franchi la ligne blanchi par les cristaux de sels, on voit sur certaines photos que ma vareuse wilier noir semble être grise à cause de ces cristaux… J’en ai enfin fini avec cette épreuve.

 

2012-3660.JPG

 Capture-arrivee2.jpg

Dans la confusion de l’affichage des classement en double colonne, je ne comprendrais que lors de notre retour à Arlon que j’ai malgré tout atteint mon objectif : je suis 3ème de ces 8 h de Francorchamps… Les deux premiers étant au dessus du lot, je ne regrette même pas ma crevaison. Au bout du compte j’ai roulé plus de 240 km sur la journée avec plus de 4000m de dénivelé…

 

Il manque malgré tout quelqu'un sur la photo suivante...

 

Capturepodium-vide.jpg

 

J'essayerai de revenir l'an prochain mais sans doute avec des coéquipiers...

 

2012-3666.JPG

 

Est-il sur la liste des candidats?

 

Encore un grand merci au team Mailleux pour la réparation.

 polar-6-premiers-tours.jpg

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 12:35

Ce dimanche, j'ai couru les 8 h de Francorchamps en solo. Malgré une crevaison, je me classe troisième... Je commence à prendre goût au podium, même si faute d'information suffisante je ne suis pas monté dessus.

Je suis 55ème au général (encadré en rouge les 3 premiers solo). 

 

classement-8h-velo-franco.png

 

Plus d'info, plus de photos et les vidéos dans les prochains jours.

 

2012-3649.JPG

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 07:11
LAG_6222.JPGCe mercredi 15 août, je participe aux 4h de Bébange.C’est ma deuxième participation(http://martin.outmanns.over-blog.com/article-4h-bebange-2009-54497252.html), cette année je change de maillot, je roule en Deloitte associé avec Jo.
 
Le règlement est lui aussi changé, finit les relais libres,on roule un nombre de tours définit avant de passer le relais. La puce de chronométrage est placée dans un bidon que l’on s’échange au moment du relais. On roule donc toujours avec les mêmes adversaires et chacun le même nombre de tours.
 
Jo part en premier, je finirai donc. Au bout du premier relais, il reste 19 équipes dans le groupe de tête. Je pars en compagnie de Serge et du klein avec qui je faisais équipe en 2009. C’est notre premier relais, en quelques sortes un round d’observation. Je ferai, suite à une prise de relais, une petite échappée involontaire d’un demi-tour. Je passe le témoin, ou plutôt le bidon à Jo alors que nous sommes encore 16 équipes à l’avant.
 
LAG_6340.JPG
2012-4091.JPG LAG_6372.JPG
 2012-4124.JPG
 
 
Lors de mon second relais une échappée de deux hommes part. Ils conteront jusqu’à 30 secondes d’avance. Je prends le pari de m’économiser et de laisser rouler un peu les autres. Je me prendrais d’ailleurs une « remontrance »de Pierre qui a du rouler derrière pour boucher le trou.
 
 
Je serais plus actif lors de mon troisième relais, histoire de faire mal à certain. On tentera de s’échapper une ou deux fois avec Serge mais ca sera sans succès.
 
Arrive l’heure de mon dernier relais, on est encore 14 équipes pour se disputer la victoire de cette édition des 4 heures de Bébange. Je tente de durcir un peu la course afin de faire fondre le groupe. A l’entame du dernier tour Julien T. part seul, je prends un long relai pour ne pas lui laisser trop d’avance avant d’enfin être relayé. On le rattrapera dans la dernière bosse. On la monte à fond, mais personne ne se détache. Après un léger moment d’accalmie, une attaque fuse. Je me place en 4ème position, je pense que c’est la place idéale pour le dernier virage avant le sprint final. Malheureusement, je ne suis pas le seul à le penser et je me fais déborder par la gauche et par la droite (ah, si j’avais osé frotter un peu plus pour défendre cette place). Je vire assez loin de la tête (en 7 ou 8ème position),puis je donne tout… Comme en 2009, je vais battre mon record de pulsation absolu (194 en 2009 versus 204 en 2012). Cet « excès » cardiaque nous permettra de monter sur le podium (3ème). Serge s’imposant avec plus d’un vélo d’avance. Bravo à lui et à Pierre pour cette belle victoire, j'espère etre autant en forme l'année prochaine, histoire de pouvoir prendre ma revanche.
2012-4167.JPG
2012 4168
LAG_6414.JPG
LAG_6414-copie-1.JPG
Voici les vidéos de mes 4 relais filmée par ma sportcam... Par distraction, j'ai oublié de l'éteidre au bout de mon troisième relais. J'ai filmé un tour de décrassage, du coup je n'ai pas le sprint final...
 
relais-3-et-4.jpg
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