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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 22:32
70.3 Remich

Ce week-end, place au troisième volet de ma trilogie préparatoire pour Frankfurt… On se rapproche et on ajoute un peu de similitude avec l’ironman puisque je participe au 70.3 de Remich labélisé IM. Les 250 € d’inscription m’avait fait hésiter à m’y inscrire, comparer au 55€ de Troyes, je ne pense pas que cela puisse être 5 fois mieux… Mais Baptiste m’a convaincu en argumentant qu’on avait pas de frais d’hôtel, pas trop de de déplacement et puis comme on paye à l’avance, c’est assez vite oublié.

 

On est sur le circuit IM, d’où il nous faut faire un premier aller retour le samedi à Remich pour aller chercher les dossards et déposer les vélos. On covoiture avec Baptiste et Julien (son beauf que je ne connaissais encore que de nom). Sur place je retrouve un peu la mise en place de Majorque, label IM oblige. C’est mon premier 70.3. IM

La logistique tri est toujours compliquée quand, comme moi, on a une légère tendance à la distraction, mais quand il s’agit de l’échelonné sur 2 jours ca relève du miracle de ne rien oublier.

 

70.3 Remich

La couse du dimanche étant ma dernière course de préparation, je décide de rompre l’adage stipulant qu’il ne faut jamais rien tester en compétition. Je vais tenter de faire mes propres barres énergétiques. J’avais déjà recherché quelques recettes mais Julien m’informe que Charlotte Morel (rencontrée sur la croisière en Corse) a publié une vidéo sur ce sujet, encore une source d’inspiration supplémentaire. Bref en mixant les différentes recettes je fini par mixer 1/3 (en volume) de noisettes et d’amandes puis j’ajoute les 2/3 restant figues, dattes et abricots séchés avec qques cc de jus de fruits. J’enfourne le tout 15’ à 180°C pour améliorer la texture et augmenter la DLC (tiens, tiens, je travaillerai pas le domaine ?). J’emballe le tout en ajoutant même un easy opening…

 

70.3 Remich

Dimanche matin, en route pour Remich, on se gare sur les hauteurs (pour un 70.3, c’est jouable de remonter à la voiture). On passe on parc à vélo pour déposer les bidons coller mes barres sur le vélo et repérer une dernière fois son emplacement. Ensuite direction la piscine, non pas pour m’y échauffer comme tant d’autres mais juste pour y déposer le sac d’après course. On papote un peu avec les différents Luxembourgeois présent (pas beaucoup vu la proximité), je retrouve aussi Xavier du team VDH.

 

Tout comme à Majorque, on part en rolling start. Je pense à posteriori que j’aurai du suivre Julien et partir un peu plus devant mais l’amitié et un excès de modestie me pousse à rester avec Baptiste.

 

Contrairement à Majorque où chaque groupe de temps partait en même temps, ici on nous lâche 4 par 4. Ca fluidifie fortement le trafic, mais ca complique la recherche d’un ouvreur… Je me jette à l’eau pour la première partie avec le courant, je cherche des pieds à suivre, je vais d’ailleurs en chercher durant toute la natation mais vu mon mauvais positionnement au départ, je vais nager tout seul comme un grand, à l’exception d’une centaine de mètres avant le premier demi tour. Je pensais qu’après celui-ci, j’allais sentir le  courant, mais il n’en fut rien. Le passage à la deuxième bouée se passe sans encombre. Le retour à contre courant est assez court. Je sors de l’eau sans avoir trop le tournis.

J’ai nagé en moins de 30’ (il n’y avait pas les 1900m) en 1'29’’ au 100m, malgré ca, je ne suis que 475ème et 59ème de ma catégorie.

Je perds pas mal de temps à enlever ma combi et à mettre mes chaussettes ainsi que mes chaussures, et oui je suis pas encore un vrai triathlète…

Le parc à vélo me parait encore bien fourni. Ca me motive. Je chope mon vélo et entame une première CAP, la sortie du parc est assez longue.

70.3 Remich
70.3 Remich

Ca y est, c’est parti je vais pouvoir « envoyer »… Comme d’hab les premiers km servent à remonter la file des nageurs non rouleurs. Je profite aussi de ses premiers km pour me ravitailler. Je suis assez fier de mes barres énergétiques, elles seront digérées sans soucis. Je suis tout de même dépasser par un autre concurrent, ayant lu l’article sur trimes comme quoi on gardait un avantage même à 12m, je décide de le suivre. Assez vite on forme un petit groupe (toujours à 12m pour ma part), on se « relaye ». Sympa de croiser la tête de course, Xavier pas si loin, puis Julien et Stéphane. Je ne reconnaitrait personne d’autre. Je suis vite, mais j’en garde tout de même sous la pédale, je suis venu reconnaitre le parcours le mardi précédent et je sais ce qui m’attends. Je passe un long moment en tête du petit groupe avant et après le demi-tour. A un tel point que je pense même qu’ils ne sont plus là. Au bout de quelques km, je fini par être « relayé », j’en profite pour m’alimenter, pas dégeu mes barres fait maison…

Au fur et à mesure que l’on se rapproche du virage à droite nous faisant quitter la Moselle, la densité des concurrents en face diminue, pas de commentaire sur leur densité individuel (oups je dérape). J’arrive au pied de la bosse (3ème fois en peu de temps), je prend un rythme qui me parait raisonnable, pourtant je dépasse énormément de triathlètes. Je me fais la réflexion que c’est toujours bon d’avoir pu reconnaitre le parcours, ca me réconforte dans l’idée de reconnaitre également Francfort. Sans reconnaissance, ce passage en trois temps m’aurait paru interminable. Au sommet, il y a nettement moins de monde autour de moi. C’est le moment pour réellement lâcher les watts. Je vais de tape cul en tape cul… Je rattrape Julien, on s’encourage et je poursuis ma remontée. Je suis doublé par un anglais, j’hésite à suivre mais il est un peu trop rapide. Je suis également doublé par un avion de chasse qui lui roule en relais. Le dernier faux plat avant de redescendre vers la Moselle me fait bien mal aux pattes, aux autres aussi, en bas je suis tout seul. J’aperçois un petit groupe au loin, il me reste 15 km de plat… Dilemme, récupérer pour la CAP ou pousser pour pas être seul… J’opte pour l’option 2, je me fais plaisir. Ca roule bien devant => suis pas loin d’être à fond pour rentrer au plus vite. Une fois à 12m, je peux me ravitailler tourner les jambes afin d’assurer une CAP correcte.

70.3 Remich
70.3 Remich

Me revoici au parc vélo, j’enfile mes baskets et pars à l’assaut de ces 21.1 km de CAP + au moins 300 m pour sortir de la zone de transition. Je croise assez vite Xavier, je me dis qu’il va revenir tout de suite sur moi, mais il ne me dépassera que 3 tours plus tard, lors de son sprint final. Come d’habitude, je cours aux sensations et attends impatiemment le verdict chronométrique du premier km… 3’58’’, oups c’est encore plus rapide qu’à Troyes. Je décide de poursuivre malgré tout à cette allure. Sympa de retrouver les mêmes chouchous qu’à Majorque et bonne préparation psychologique en vue de Francfort que de devoir faire 4 tours, même si les tous seront deux fois plus long, comme le reste d’ailleurs. Très sympa aussi de se croiser régulièrement. Je maintiens le rythme les 16 premiers km avant de faiblir légèrement lors du dernier tour.

J’apprécie le moment ou l’on prend l’option ligne d’arrivée… Je la franchis en 4h23’22’’ … Je me surprend de descendre aussi nettement en dessous des 4h30… je m’isole un instant sur un petit banc dans le parc à côté avant de revenir dans l’aire d’arrivée pour attendre Baptiste et Julien.

70.3 Remich
70.3 Remich
70.3 Remich

J’aurai pu en rester là mais une énorme surprise m’attends dans la recovery aera…Non pas les tartines, à 250€ l’inscription, peut mieux faire…Mais l’information que Baptiste me transmet : « Prépares ta carte Visa, tu es qualifié pour Chattanooga !!! Tu es deuxième de ta catégorie, derrière Yannick !!! »

Nooooooon me dis-je, pas possible, Chatta… quoi ??? J’avais pas du tout anticipé ça, moi.

Je viens de faire un podium de catégorie d’âge sur un 70.3 Européen !!! Enorme et impensable encore le matin même…

 

Ceci nous pose un problème de logistique, non pas pour Chattanooga, les enfants étaient déjà accueilli chez Baptiste… Mais c’est moi qui ait la voiture et le podium n’est qu’à 19h. Après quelques hésitations et une douche surprenante (mixte assez dénudée) au bord de la piscine, on opte pour un aller retour sur Arlon. Ca me laisse 20 minutes pour aller préparer le chantier à Frassem et revenir avec Colin et Lilou à Remich pour aller mettre ma bête tête sur le podium…

 

En espérant que cette qualification (dont je n’ai pas pris le slot) en entraînera un jour une autre…

70.3 Remich
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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 13:12
Triathlon Choisy au Bac 2017

J’entame ma saison de triathlon ce dimanche 14 mai. On est 500 gros égoïste à ne pas fêter nos mamans pour la pratique de notre sport favoris.

L’intendance est, comme j’en ai pris l’habitude maintenant pour les courses à moins de 3h de route de la maison, assez minimaliste… Départ d’Arlon tôt le matin et arrivée sur place 1h30 avant le départ. Certes c’est pas tôt de faire 3h de voiture avant une telle épreuve mais ca permet de passer la soirée en famille, de dormir dans son lit (toujours meilleur que celui d’un hôtel) et de diminuer les coûts…

 

La météo annonce quelques rares averses !!! On sera servi, j’arrive d’ailleurs sur place accompagné de la première. L’eau est à 14°C, on va donc pouvoir nager. Après la traditionnelle installation du matos dans le parc à vélo, je retrouve quelques gars du CCtri et du batifer, je suis pas le seul de la province à avoir fait le déplacement. Ce coup-ci pas trop de stress pour arriver à rentrer dans la combi, vu l’hiver studieux je ne suis qu’à deux petits kg de mon point de forme.

 

C’est le premier volet de la trilogie, pour se situer, le second (Troyes) sera pour s’améliorer et enfin la fin de ce triptyque (Remich) pour peaufiner… Je veux donc me situer par rapport à mon objectif (moins de 10h à Frankfurt), il serait donc bon de descendre sous les 5h (encore jamais réaliser sur semi). Je m’estime à 4h50. Tout résultat au delà serait mal vécu et rendrait assez inenvisageable les moins de 10h.

 

 

 

Triathlon Choisy au Bac 2017

14 mai 2017, 10h55 : j’entre dans l’Aisne à 14°C… et je commets déjà ma première erreur. Je suis trop modeste et reste en retrait sur la ligne de départ. Vu mon taux de fréquentation de la piscine cet hiver assez faible, je préfère rester en retrait, j’aurais mieux fait d’être devant et de me faire doubler, plutôt que l’inverse. On part pour 1300 m avec le courant, puis ca sera 600m à contre courant… On me conseille : « part plein centre et revient sur le côté », je ne savais pas que mes cours de mécanique des fluides reviendraient un jour à la surface… Comme d’habitude, je subis cette première partie d’épreuve mais pour une fois, je ne me demande pas une seule fois (malgré le froid) ce que je fais là... J’essaye de drafter, mais on y voit rien, à peine les pieds du gars devant… J’arrive assez vite au demi-tour, ensuite ca se complique un peu mais ca reste gérable. Je suis un peu moins proche du bords de la rive que ce qu’il m’a été conseillé car il y a trop de vase en suspension et d’algues remuées par des concurrents qui marchent…

Au bout de 34’32’’, je sors de l’eau. Je retrouve cette sensation assez bizarre lorsque l’on se retrouve en position debout après avoir été à l’horizontale… on titube un peu comme si on s’était enivré…

Triathlon Choisy au Bac 2017

Je suis 161ème et découvre un parc à vélo encore bien fourni, ca me motive… Je peine à enlever ma combi. Il faut que j’en sois moins respectueux, que je n’aie pas peur de la maltraiter. Je me rends compte à ce moment d’une autre erreur, j’aurais du scotcher mes barres et gel sur mon cadre… Au lieu de cela, je perds du temps à les fourrer sous mon cuissard… Malgré une transition en 2’33’’, je gagne 5 places.

Je profite du fait que je parle de mon cuissard pour vous parler de ma nouvelle trifonction de chez Castelli (la sanremo longue manche). Je l’avais repérée depuis longtemps, mais elle était en rupture… Je sais qu’il faut jamais tester du matos en compétition mais là je prenais pas beaucoup de risque. Les manches longues ne sont pas du tout pénalisantes en natation et apportent beaucoup de confort sur le vélo, surtout vu les conditions climatiques à venir.

Triathlon Choisy au Bac 2017

Me voici parti pour 2*45 km… Le premier tour est assez grisant, je bouffe du cyclo, du cyclo et encore du cyclo… 106 places de remontées lors de ces 45 premiers Km.

On part avec le vent favorable, mais on est bien à l’abri, dans la forêt et dans la plaine… Le retour vent de côté et de face se fait lui dans les champs et sur le plateau… Ca aurait été plus facile dans l’autre sens… Mais comme c’est mon point fort, je préfère ainsi… Bouffer du vent ne m’a (presque) jamais dérangé. Deux bosses viennent rythmer le parcours, la première qui monte sur le plateau se monte au train, pas de gros pourcentage, la seconde est plus courte mais bien plus raide…

A la fin du premier tour, un casse vitesse me fait perdre un énième bidon… nouvelle petite erreur, je suis parti avec deux bidons remplis, un aurait été largement suffisant…

J’entame le second tour avec un sentiment de solitude… Il n’y a plus grand monde… J’en profite pour tester une barre énergétique protéinée.

Nouvelle parenthèse pour vous parler de ce soucis de stratégie alimentaire… Ca va être mon grand défi pour Frankfurt… Trouver de quoi manger, pour pouvoir le digérer et tenir jusqu’au bout du marathon. J’ai refait du gâteau sport pour ce triathlon, toujours aussi friable mais digeste et hyper calorique => le petit déjeuner est solutionné. En course ca va être plus compliqué. Je vais tester à Troyes des barres fait maison aussi. Celle testée ici est passée, mais j’ai du modérer l’allure juste après l’avoir mangée. C’est peut-être ca la solution… 15’ relax pour favorisé le flux sanguin vers l’estomac… A creuser…

Autre point à gérer lors de ce second tour, une averse… Des trombes d’eau plutôt… C’est à ce moment précis que je suis ravi d’avoir des manches… malgré ca, les gouttes sont tellement grosses que ca fait mal. De petites rivières se forment sur la route. Je suis hyper prudent dans les descentes. Ensuite, le calme après la tempête, nettement moins de vent sur le retour et même le retour du soleil… A 5 km du retour, deux neurones se rappellent qu’il faut encore courir un semi… Je modère l’allure pour faire un pseudo retour au calme.

Je termine le vélo à 35,6 km/h de moyenne, je suis remonté 41ème (35ème de la partie vélo).

Triathlon Choisy au Bac 2017

Ma seconde transition se passe nettement mieux que la première, elle est plus facile aussi… Je peux envisager un gain de 10’’ alors qu’une meilleur gestion de la première doit me faire gagner 1’.

 

J’attaque le premier des trois aller retour le long de l’Aisne. C’est mon premier semi pur de la saison, chaque fois que j’ai fait du long, c’était en trail… Je manque donc de repère par rapport à mon allure sur le plat. Je décide de courir aux sensations et d’attendre le verdict lors des premières vibrations de ma garmin… 4’07’’ puis 4’20’’ puis 4’14’’. C’est mieux que les 4’30’’ auxquels je m’attendais. A l’instar de mon second tour de vélo, on est pas très nombreux sur le parcours, c’est motivant. Après 4.5 km, virage à 90°C sur la gauche, je pose mon pied gauche dans une coulée de boue arrivée sur l’asphalte lors de l’averse… Lors de mon appui, je glisse et me retrouve ma bête tête au sol… Mdr… Je me relève, repars, râle comme un fou… J’ai le genou, le coude et les mains ensanglantés…

Je m’en veux mais je continue jusqu’au prochain ravito, j’y fait un sommaire lavage des mains et je repars. On rentre dans un chemin de terre rendu lui aussi glissant… je me dis que je suis mal chaussé, j’ai mes noosa tri et une paire de chaussures intermédiaires aurait été plus judicieuse et m’aurait peut-être permis d’éviter la chute. Ce 1.5 km sera à chaque tour volontairement plus lent pour soigner mes appuis… Chat échaudé craint l’eau froide…

Je fais les deux premiers tours à l’eau et toujours dans le but d’améliorer ma stratégie alimentaire je bois du coca lors du dernier tour. Ca passe, mais je suis pas sur que ca puisse marcher sur le double de la distance. Lors du dernier tour, j’hésite à prolonger un peu la cap pour faire une vrai longue en cap, mais je me rappelle de l’état de mon genou et préfère rejoindre au plus vite l’infirmerie. Je termine donc ce semi en un très honorable 1h27’20’’ 27ème temps de la cap avec 3 tours avec des temps similaire.

 

 

Triathlon Choisy au Bac 2017

Au final, j’ai parcouru ces 113 km en 4h (ouf) 37’ (oufti) 25’’, je suis 29ème

C’est au-delà de mes espérances… Il me reste encore 8 semaines de préparation… Je repars de Choisy au Bac plein de confiance, malgré mon hématome et mes écorchures.

Triathlon Choisy au Bac 2017
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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 13:10

Après de longs mois sans prendre la plume (ou plutôt le clavier…), je retrouve l’envie de reposter un compte rendu. Le fait d’avoir enfin retrouvé la forme n’est sans doute pas étranger cette envie.

2016 a été marqué par une entorse qui m’a empêché de courir toute la première moitié de la saison. A peine revenu en (petite) forme, je chute à l’espace cycle… Ces déconvenues m’ont aussi démotivé dans la tenue du blog…

Heureusement, il y a deux podiums au challenge bicyclic (Nurburgring et Heure le Romain) pour me remettre en selle. J’ai aussi pu me remettre au tri en toute fin de saison à Gérardmer, le dernier tour fut un calvaire, c’était mon premier semi depuis bien trop longtemps. Le lendemain, ce fût le premier tri en couple…

 

Place à 2017, année ironman !!! Objectif annoncé Frankfurt en moins de 10h !!! Pour y parvenir, trois semi préparatoires : Choisy-au-Bac, Troyes et Remich.

J’ai réalisé un hiver (il a été long… avec des t° restées souvent trop froides) plutôt studieux (quelques trails (Roche à Minguet, star trail, Spa Olne et même une première victoire en vétéran à Wegnez (je gagne toujours à Wegnez…)) ; pas mal de belle rando (LBL 273 (merci Jacques pour la coordination entre les gars du sud et le CQRF), Ardenne Eifel, route verte,…)) sauf en natation…

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 07:04
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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 20:37
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 13:25
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 17:15
IRONMAN MALLORCA 2015

Je l’ai déjà signalé à plusieurs reprises, mais j’ai envie de commencer par ca… J’avais toujours dit que je ne commencerai pas le triathlon de peur de vouloir faire un ironman… Je me suis testé en CAP lors de la fin de saison 2012. Des débuts douloureux… Mais les genoux (ma principale crainte) ont tenu. Je me suis testé au tri fin de saison 2013 (le 111 de Bilzen), j’y ai pris goût lors de la saison 2014… Me voici donc à Majorque pour mon premier ironman.

Tout a commencé, lors de la construction de mon calendrier 2015 ou j’avais pointé Mallorca ou Barcelona pour éventuellement débuter sur la distance. Après mon premier marathon à Paris, où ca c’était moyennement passé, je me suis rendu compte qu’on était pas maître en apprenant ou plus exactement juste en s’entraînant et qu’il me fallait dès lors un peu d’expérience sur ironman, si je voulais un jour y performer (c’est un bien grand mot…). L’envie montait, Barcelone était déjà complet… et je pensais que Majorque l’était aussi. Lors d’un des rares dimanches matins sans vélo, j’ai croisé Baptiste en récupérant nos enfants aux Nutons, c’est lui qui me poussera à aller voir si Majorque était réellement complet… A partir de ce moment là, j’ai passé une semaine avec le doigt hésitant sur le bouton REGISTER… Puis tout début juin clic. J’étais devenu postulant au titre d’Ironman.

IRONMAN MALLORCA 2015

Ma préparation est passée par des hauts et des bas. La fameuse question : « comment vais-je y arriver ? » moultes fois posée, surtout juste à l’arrivée du semi de l’Alpe. Je fus un peu euphorique après Deinze que j’ai terminé avec pour la première fois la conviction que j’étais capable de tenir le rythme sur le double de la distance. Puis, on est reparti pour une série de bas : une chute en vélo (points de sutures et 10 jours sans piscine), puis un dos capricieux qui m’obligera à passer par la case ostéo et une grosse angine la semaine avant le départ (toujours pas complètement guérie au moment de la rédaction (15 jours plus tard). De toute manière, peut-on réellement être prêt pour ce genre de folie…

 

Je me suis servi de mon expérience du tour du mont blanc pour préparer cette épreuve. Certes c’est fort différent, mais c’est le plus long effort que j’ai réalisé 14h et si on ôte 4h de descente on arrive à une dizaine d’heures ce qui devrait être équivalent à la durée de mon premier ironman. Mon premier objectif est bien évidemment de finir cette épreuve, mais je n’arrive pas à enlever de mon esprit le facteur temps. Du coup, j’avais fait des prévisions. Je prévoyais de finir au mieux (dans mes rêves les plus fous) en 10h14 et au pire, si je finis en 11h33… On avait fait un pari avec les collègues sur mon temps d’arrivée, j’avais mis 10h39’29’’.

Me voici donc à Majorque pour une demi-semaine centrée ironman. J’avais prévu d’aller faire la seconde boucle de 90km le mercredi, les 9 km de CAP le jeudi, repos le vendredi, samedi ironman et je crains fortement la journée du dimanche où je vais devoir « casser » mon vélo comme dirait Colin pour le remettre dans la valise (encore merci Vincent, elle est top ton Evoq).
La météo va bousculer mon programme, je roulerai le jeudi pour éviter la pluie m’accueillant à Majorque. J’ai donc un peu de temps libre le mercredi, j’en profite pour visiter la vieille ville d’Alcudia, faire un peu de shopping (cadeau pour les enfants) et ensuite pour aller sur le village ironman.
C’est avec un peu d’émotion que je récupère mon dossard et mon sac à dos… Ca me rapproche un peu du Graal : YOU ARE nearly AN IRONMAN.
Le soir, je pars pour 12 km de CAP, suite à mes soucis de dos et à mon refroidissement, je n’ai plus couru depuis le 09/09. C’est un des points noirs de la fin de ma préparation, il m’a manqué 2 ou 3 longues sorties en CAP. Mais on fera avec.
Le jeudi, matin je pars reconnaitre la boucle difficile de la partie vélo (voir vidéo et photos dans l’article ad hoc) et je profite tout de même un peu de l’hôtel.
Ayant trouvé la partie montagneuse de l’ile très belle, j’ai décidé de remplacer une partie du repos prévu le vendredi par une ballade en vélo jusque Cap Fromentor (+-50 km avec quelques bosses). Ca serait trop bête d’être si près et de ne pas aller jusque là. J’avais peur d’en faire de trop la veille du jour J, mais je me suis souvenu que la veille du Mont-blanc, j’avais aussi descendu et remonté les saisies sans préjudice le lendemain.
En rentrant de cette magnifique ballade, il me reste juste le temps de préparer mes sacs de transition et de me rendre au premier briefing en anglais… Une seule question en tête : combi ou pas ? Ca sera avec. Me voici soulagé. Je quitte le briefing un peu avant la fin pour rejoindre l’aire de transition avant la foule.
Mon emplacement se situe environ au ¼ de l’aire de transition, je ne devrais pas traverser tout avec le vélo, aussi bien à l’aller tant qu’au retour. Je pose et emballe mon vélo. Je dépose mes deux sacs aux emplacements 1296. Puis retour à l’hôtel pour un peu de repos et détente. Le soir j’oriente mon repas sur les féculents et arrose le tout de san pelegrino… Après un dernier échange par skype avec Cécile, je me ferais la première mi-temps du match de rugby, puis dodo.
IRONMAN MALLORCA 2015

5h45 : le réveil sonne. C’est parti, je fonce au petit déj, j’avale des fruits, du pain gris, confiture, miel,… Je me limite à un seul café. Je prépare mon traditionnel jambon beurre coupé en deux afin de pouvoir l’emmener dans les poches de mon maillot de vélo.

 

 

6h10 : J’enfile ma trifonction, prépare mon sac post ironman et pars prendre le bus, direction port d’Alcudia. J’ai réservé une place dans le dernier bus ; celui de 6h30. Premier stress de la journée, en y montant, je constate qu’il n’y a pas d’autre athlète, il n’y a que des spectateurs… Aurais-je du me lever une demi heure plus tôt et prendre celui de 6h ? D’autant plus que le chauffeur part pour s’assurer que tout le monde est là… Le temps passe et je dois encore passer par l’aire de transition qui sera fermée à 7h00…

 

6h35 : le car part enfin…

 

6h50 : arrivée à port d’Alcudia, je sors en premier du bus, je m’oriente, heureusement on est tout proche du parc à vélo.

 

6h53 : entrée dans l’aire de transition…Le choix du bus de 6h30 était le bon, mais ca c’est joué à peu de chose. Je déballe mon vélo et place mes bidons. Je suis un peu pressé par les bénévoles chargés de faire évacuer la zone et par la speakerine en anglais, espagnole, allemands mais aussi en français : « l’aire de transition est longue, il est temps de vous rendre vers la sortie… ». Je retrouve mon sac transition bike pour y déposer mon jambon beurre, puis je dépose mes lunettes dans celui de running. Ca y est je peux quitter l’aire de transition.

 

7h02 : j’enfile le bas de ma combi, puis je suis le mouvement pour aller déposer mon sac dans l’aire d’arrivée

 

7h15 : Je me dirige vers les sas de départ, j’opte pour celui d’1h15. Je prends beaucoup d’attention pour placer ma combinaison afin de ne pas être gêné en nageant.

 

7h20 : Ca y est j’y suis… A l’instar du marathon de Paris, première et seconde grosse émotion. Je suis super ému d’être au départ de ce premier ironman. Je pense à Cécile et aux enfants qui m’ont supporté (dans tout les sens du terme). Je regarde autour de moi, je ne suis pas le seul à avoir les yeux humides… Mais il est un peu tôt pour se laisser envahir par des émotions trop fortes. Je salue le drone passant au dessus de nous, persuadé que celui-ci retransmet en direct, il n’en est rien. J’en profite pour remercier tout ceux qui m’ont suivi depuis le live tracker.

IRONMAN MALLORCA 2015

7h30 : premier coup de fusil, les pros déjà plus fort que nous partent en plus avec un peu d’avance…

 

7h37 : On nous lâche…

 

7h39 : je passe la ligne en trottinant, une fois que j’ai de l’eau jusqu’au genoux, je plonge… c’est la première fois de ma vie que je vais nager 3.8 km (théorique) en eau libre, le record précédant étant 3 km à Gravelines. C’est aussi la première fois en eau de mer avec la combi… J’avais dit que je le testerai la veille, mais j’ai préféré le cyclotourisme à cap fromentor.

J’ai l’impression de nager au dessus de l’eau. La combinaison de l’amélioration de la flottabilité amenée d’une part par l’eau salée et d’autre part par le néoprène, transforme le piètre nageur que je suis en un nageur moyen.

Je suis également surpris par la clarté de l’eau, rien avoir avec l’eau d’un lac ou celle de la mer du nord.

Je progresse de bouée en bouée, j’attends de plus en plus impatiemment le demi-tour. J’en profite pour regarder quelques alvins dans les fonds marins. Au moment où je commence à sentir la houle, j’aperçois la bouée du premier demi tour.

 

7h59 : Place au retour, je trouve un gars qui ne bat trop des pieds et commence à le suivre… Pas de bol, il nous emmène trop à gauche, je retente l’expérience derrière un autre, rebelote on dévie un peu… La côte se rapproche petit à petit. Ma main heurte le fond… Il est temps de se relever pour le passage à l’australienne…

 

8h19 : Je passe sur la plage et repars vers le large. Tant que le niveau d’eau est sous les genoux, je cours. Une fois qu’il est entre les genoux et la taille, je progresse avec une suite de plongeons successifs, puis je… nage.

 

8h31 : J’arrive à la bouée du demi-tour, je me sens toujours frais, je fais attention à ne pas trop me servir de mes jambes pour éviter la crampe (survenue à l’Alpe et lors de mon dernier entrainement long à la piko piscine).

IRONMAN MALLORCA 2015
IRONMAN MALLORCA 2015

8h45 : Je suis de retour sur la plage… Je repasse en position verticale et commence à enlever ma combi en trottinant. Je récupère mon sac. Vive cette nouvelle combi qui s’enlève nettement plus facilement, tout en mangeant une gaufrette méli, je me sèche enfile mes chaussettes, puis je peine un peu à enfiler le haut de mon maillot de vélo, j’ai opté pour le look (il avait déjà fait le mont blanc) pour sa couleur blanche et son confort. Ne m’étant toujours pas entrainé à mettre les chaussures sur le vélo, je suis obligé de courir comme un pingouin (à cause des cales) jusqu’à mon vélo… Chemin faisant, j’enfile mon casque aéro. Dans le feu de l’action je me plie les oreilles. Je mettrais au moins 60km avant de m’en rendre compte et de les remettre en place.

 

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8h50 : J’enfourche mon vélo… Je commence à prendre mon pied. Je retourne ma montre pour lire plus facilement l’écran. Je constate que je suis à 150 puls alors que j’ai l’impression d’être à 130 ??? Je vérifie même en prenant mon pouls sur 15 secondes… Je suis bien à 150. Ca va durer ¼ d’heure avant de rentrer à la normal. Sans doute est-ce du à l’effet de la transition. Comme d’hab, je double beaucoup de gars sur le début du vélo, mais je suis également dépassé par quelques avions de chasse. Je me rends assez vite compte que je vais faire une bonne partie du parcours (juste la première boucle en réalité) avec les mêmes gars. On se dépasse, redépasse et ainsi de suite. Cette première boucle est à quelques faux plats près quasiment toute plate et inintéressante point de vue paysage. On fait même un petit passage sur l’autoroute…

Les ravitos sont suffisamment longs pour éviter la bousculade, par contre pas de code couleurs pour l’eau et le powerbar.

Je gère, je ne suis pas tout à fait au frein à main, mais j’évite d’être en surrégime. Après environ 80 km, je reconnais la partie commune au deux boucles. Le vent commence à se lever, pas de bol, il est de face à cet endroit, je décide de pousser un peu dans cette partie. Je termine cette première boucle avec 36 km/h de moyenne.

Petite parenthèse pour parler drafting… ou plutôt du non drafting assez bien respecté, c’est la première fois que je trouve que tout est en ordre à ce niveau là. Tout ceux que j’ai surpris en flagrant délit ont été rattrapés par la patrouille. Je suis rarement resté 10 minutes sans voir un juge. C’est mieux ainsi.

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11h20 : Je suis de retour à Port Alcudia. Il y a pas mal de monde pour nous encourager, je passe devant le parc à vélo. Mais il n’est pas encore l’heure d’y retourner. Ensuite direction Alcudia et passage le long de la mer. Je passe aussi devant l’hôtel… il est encore moins temps d’y retourner. 

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A la station balnéaire suivante on bifurque à gauche, direction la montagne. Le vent nous pousse… j’en profite pour me redresser un peu et m’alimenter avant le col. Je m’arrête au pied afin de m’alléger, je suis surpris de voir que malgré qu’on ait passé la moitié du parcours, je suis rattrapé par un flux continu de concurrent. Je monte à ma main, en profitant un temps soit peu du paysage. Je suis surpris par la différence de rendement des différents vélos. Alors que dans la partie plate et vent de face, j’enrhumais les gars avec leur vélo traditionnel, c’est eux qui prennent leur revanche maintenant que ca monte… Heureusement que j’ai reconnu le parcours. Car sinon je me serais cru au bout de mes peines en franchissant le premier sommet. Il n’en est rien, il reste encore 2 parties montantes.

Après l’effort, un petit réconfort qu’offre les quelques km de descente. En bas de la descente on forme un petit groupe d’une dizaine, on va se « relayer » à 3 mètres quasiment jusqu’au bout. Le drafting est interdit mais pas le point de mire qui aide tout de même un peu. On se dispersera dans la bosse lors de la traversée de Muro. Ensuite on file vers Sa Pobla avec un fort vent de côté… Il sera de face juste après, je profite de cette partie pour manger la fin de mon sandwich, mon gel anti crampe et la galette méli qu’il me reste, bref je fais le plein et met le moteur en sous régime pour le préparer à courir. Je plaisante avec un français : « il faut vraiment courir un marathon maintenant ? ». Juste avant d’arriver au parc à vélo, on croise les gars déjà en train de courir. Ca me fout un coup au moral de constater qu’ils sont déjà nombreux. Je vide mon bidon, ca s’appelle boire pour oublier…

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14h13 : Je rentre dans le parc à vélo… En fait, il me parait bien vide, ca me remonte un peu le moral… Mes voisins ne sont pas encore rentré, c’est complètement débile mais ca me réconforte. Je trottine jusqu’à mon sac et m’installe dans la tente de transition. Je mange une nouvelle fois une gaufrette tout en enfilant mes manchons de compression. Je prends soin de bien mettre mes chaussures pour éviter les cloches, j’enfile ma visière reçue à l’alpe et me dirige vers la sortie.

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14h17 : J’entame le second marathon de ma vie… Autant le dire tout de suite, ca sera aussi sans surprise le plus long… Je découvre le parcours, l’hôtel étant un peu loin du parcours de cap, j’avais remplacé ma reconnaissance par un aller retour au départ de l’hôtel.

On commence par un ravito, cool… Ensuite on fait un droite, gauche pour rejoindre la fin du parcours vélo.

Ma montre vibre une première fois, je suis impatient de connaître mon allure sur ce premier km : 4’36’’… « oh, puta… » me dis-je. Je suis même pas à 150 puls et je cours en moins de 5’… Comme le cœur n’est pas trop haut et que les sensations sont bonnes, je décide de tenir le rythme.

Après le second ravito, j’arrive en fin au demi-tour. Que cette ligne droite est longue, je vais me le dire 5 fois… A chaque Km parcouru il y a un panneau avec les 4 distances parcourues… Ca démoralise un peu quand tu lis la première ligne… Mais juste après ma montre vibre et me remotive, j’enfile les km en moins de 5’ alors que le Target était à 5’30’’.

Ensuite retour vers le centre ville avec le vent de face, on vire à droite puis à gauche, troisième ravito. Ensuite on bifurque vers la plage, on franchit un petit pont et on se dirige vers la ligne d’arrivée… Personne ne l’a encore franchie. Je suis encouragé par la speakerine… C’est comique d’entendre son nom.

 

 

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14h47 : Je quitte la plage, passe au dernier ravito. Je pensais recevoir un chouchou, mais ceux-ci sont distribués un peu plus loin. Je longe le port, le contourne même, puis demi-tour. On s’éloigne encore un peu, avant de faire un nouveau demi-tour pour retourner vers le parc à vélo. C’est juste avant celui-ci que l’on doit passer dans un des 4 couloirs pour recevoir son chouchou… Et de un !!! A partir de là, je sais qu’il me reste encore à parcourir… Je peux lire la deuxième ligne des panneaux.

C’est après 12 bornes que je commets peut-être une petite erreur en marchant lors du ravito. En fait, je marche pour me ravitailler « correctement »… C’est à dire pour boire deux verres de coca… je suis déjà en train d’être dégouté par tout ce qui est solide, or de question d’envisager de boire du powerbar, ce serait être malade dans l’instant qui suit… Je me résigne, il n’y a que le coca qui passera. Je pense à Baptiste qui lui aussi avait du faire son marathon avec la même boisson « énergétique ». Lors de ces quelques instants de marche, le cœur est bien redescendu. Je ne parviendrai cependant plus à le faire remonter. Le km suivant est le dernier sous la barre des 5’… Je rentre tout doucement dans le rang.

 

15h31 : j’ai 15 km dans les pattes et « plus que » trois tours à parcourir. Plus question d’avoir un petit mot d’encouragement au micro, c’est l’heure de chauffer le public, l’arrivée du premier est imminente. Je me dit que lui ne m’a pas dépassé… D’autres cadors l’ont fait, c’est impressionnant de voir la vitesse à laquelle il file. Je continue à osciller entre 5’ et 5’30’’. Juste avant de boucler mon deuxième tour, j’entends que le premier arrive, félicitations !!!

J’ai une pensée pour Elisa au moment où je reçois mon second chouchou. Je me dis plus que deux pour Lilou et une médaille pour Colin… Au début de la fameuse longue ligne droite, nous sommes encouragé par un groupe de gars déguisé en basquetteur… ils sont de plus en plus entamé à chaque tour…

Juste après le demi-tour, je boucle le premier semi en 1 :45 :18. Déjà plus très lucide, je me permets de rêver de refaire ce temps sur le second… Je me vois déjà finir en 10h20… Alors que j’aurai mieux fait de me souvenir de la phrase que je répondais lorsque l’on me demandait : « - ca va aller ? » « - jusqu’au premier semi, oui ; après, on verra… »

C’est tout vu, le déclin se poursuit, le 22ème km sera le dernier sous les 5’30’’.

 

 

 
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16h20 : La prochaine fois que je passe ici, ca sera la dernière ; me dis-je. Je vais répéter cette phrase dans tous les endroits stratégiques du parcours. Je marche à nouveau lors de la traversée du ravito ce qui me vaudra mon premier km en plus de 6’. Je continue, je reçois mon troisième chouchou. Je commence à lire la troisième ligne des panneaux, ca commence à sentir bon.

J’ai juste un petit stress au moment de faire demi-tour au bout de la longue ligne droite… je ressens un léger début de crampe dans le mollet droit lors de la relance, j’hyperventille et ca passe.

Plus que 11 petits km, j’imagine prendre Colin avec moi et partir faire le tour du crocodile avec lui. Je suis sur la plage, plus que 10km, je décide de tenter de remettre les chronos plus près de 5’… Mais je me rends tout de suite compte qu’il y a plus rien dans le moteur. J’ai envie de vomir, ca va le faire sur la plage, devant les beaux hôtels, juste là où il y a le plus de spectateurs… J’aurais mieux fait de m’en foutre et de claquer une ger… Je pense que ca m’aurait permis de mieux finir… Non au lieu de cela, je lève le pied. Il faut dire aussi que je pense à la promesse faite à Cécile avant de partir… Celle de  ne pas aller au delà de la limite.

 

17h15 : Il me reste encore tout un tour… Je me faisait une joie d’y être, mais

 

Je suis abattu courbatu combattu

Mais je suis venu

Alcudia attends, j'arrive

Bientôt je prends

La dérive

 

Et oui, je suis en plein délire… 1 relais tout de même à tous ceux qui trouvent d’où j’ai extrait ses paroles… et un gratuit à tous ceux qui sont arrivés jusqu’ici dans la lecture de mon compte rendu…

Oui, je suis au port, mais à la dérive tout de même… il n’y a plus que ma tête pour me dire de mettre un pied devant l’autre… Je ne suis plus avec Colin en vélo, mais je suis avec Cécile, bien qu’on court même plus vite à nous deux.

Je continue à m’hydrater mais les douleurs gastriques me poussent à éviter le coca. Je calcule le temps qu’il me reste à souffrir… Ca va être long, très long. Je m’autorise un temps de marche par ravito… J’arrive à zapper le premier. Je trottine plus que ce que je ne cours… J’arrive au demi-tour du port… je cours encore 200m puis m’autorise mon temps de marche du ravito précédent. Ce sont les encouragements d’une espagnoles qui me referont courir…

Enfin mon 4ème chouchou, plus que 6 km, ca devrait être rien du tout, un petit parcours d’allure libre… Mais ca me paraît insurmontable.

Que cette ligne droite est longue… Je me sens vide sans énergie… Les chronos sont en 6’30’’…

J’arrive enfin au bout de cette ligne droite. Je suis couvert de sel cristallisé sur ma peau et sur ma trifonction…

Le fait de reprendre le vent de face me glace, il fait 26°C mais j’ai froid

Alors que je m’étais réjoui lors du tour précédent, de ne pas avoir été malade, alors qu’il ne reste plus que 4 km, « je claque une gerbe… parterre, je vomis comme un pro… » (Souvenir estudiantin Ce qui aurait du se produire 6 km plutôt arrive tout de même…

C’est malheureux à dire, mais qu’est ce que ca fait du bien… Pas sur le moment même évidemment, mais juste après. Ca me permet de recouvrir un peu de moral et de force afin de terminer.

Je zappe le dernier ravito et j’en termine enfin.

 

18h16 : Je peux enfin virer à droite, faire quelques pas sur la plage et arriver dans l’aire d’arrivée. Je peux enfin savourer : YOU ARE AN IRONMAN.

 

 

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IRONMAN MALLORCA 2015

Je l’ai fait. La ligne à peine franchie, on vous pend au cou une médaille d’une tonne… Je regarde mon garmin : 10h39. Vu les 10 derniers km catastrophique que je viens de vivre, je me dis que c’est tout de même pas si mal.

 

Je récupère mon sac et vais m’effondrer sur un transat… Je passerai bien la nuit là. Mais ma journée n’est pas encore terminée. Je récupère mon fameux tee-shirt à 550€ et je retourne au parc à vélo. Je récupère mes affaires et m’apprête à rentrer en vélo à l’hôtel… Il y a évidemment le plan B (taxi) qui me trotte dans la tête, mais tentons d’abords le plan A.

Le plus dur fût de monter sur le vélo. Impossible de monter ma jambe par dessus les bidons… je les enlève. Impossible de monter ma jambe jusque la selle… Plan B ??? Non je monte sur une bordure et laisse le vélo sur la chaussée… Ca passe. Les premiers tours de pédales furent douloureux. Mais après, ca va… je profite même de ce retour pour laisser éclater de belles émotions…

 

19h25 : dernière épreuve du jour, la montée des escaliers pour enfin retrouver ma chambre.

 

19h33 : premier contact avec la famille restée en Belgique, merci skype.

Je trouverai encore la force de me laver, de rincer ma combi. Mais je n’ai toujours pas retrouvé l’appétit… Je me couche échange quelques sms et passe encore l’un ou l’autre coup de fil.

 

21h : je suis à moitié endormi devant le rugby (un des plus gros matchs de la phase de pool England – Wales)

 

22h : tant pis pour la seconde mi-temps, je m’endors

 

23h55 : je suis réveillé une première fois par le feu d’artifice… il en sera de même toute les deux heures.

 

Le lendemain, l’appétit ne reviendra réellement qu’à midi. Je craignais le réemballage du vélo, mais tout se passera sans encombre. 

 

Place aux chiffres :

 

Tout d’abords, cette prévision tout à fait sidérante…

J’avais estimé un temps de 10h39’29’’ soit à 5 secondes du temps réellement mis…

 

Mon certificat :

 

 

IRONMAN MALLORCA 2015
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Ensuite le graphe ci-dessous présente le déclin lors du marathon, avec la dérive régulière de mes chronos au km. Plus simplement, j’ai parcouru le premier semi en 1h45’18’’ et le second en 2h13’21’’.

Je me suis aussi « amusé » à combiner les différents classements pour obtenir un classement général (pas trouvé sur le net), afin de faire l’étendue… Pas de bol je loupe la troisième tranche de peu…

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 19:53

Plus de détail à venir

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 15:39
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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 16:20

Il est temps pour moi de rejoindre Majorque pour aller affronter mon premier iron…

J’avais toujours dit, je ne fais pas de triathlon sinon je vais vouloir faire un complet…

Nous y sommes…

Si vous glandouillez devant votre pc ce samedi, passez sur le site ci-dessous pour m’encourager virtuellement en suivant le live.

http://eu.ironman.com/triathlon/events/emea/ironman/mallorca.aspx#axzz3mScp8rtC

Il m’est très difficile d’estimer un temps pour accomplir cette douce folie, mais en prenant une bonne marge d’erreur, je devrais me situer entre 10 et 12h.

Le tableau ci-dessous reprend mes estimations détaillées. Pour la version la plus rapide, je compte 9’ au 500m en nat, 33km/h en vélo et 5’10’’ au km en cap.

Et pour la moins rapide 10’30’’, 30 km/h et 6’…

On verra samedi

Best

Worst

Durée

Heure

Durée

Heure

Départ

7:37:00

7:37:00

Fin natation

1:08:24

8:45:24

1:19:48

8:56:48

Début vélo

00:06

8:45:30

00:06

8:56:54

Fin vélo

05:27:25

14:12:55

06:00:00

14:56:54

Début CAP

00:04

14:12:59

00:04

14:56:58

FIN

3:38:02

17:51:01

4:13:12

19:10:10

10:14:01

11:33:10

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