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  • : Mon blog raconte essentiellement la pratique de mon sport, le cyclisme ou plutôt le cyclosport.
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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 12:57

profil54.gifCa sera ma deuxième épreuve mythique, après la marmotte évidemment. Il y d’ailleurs une règle dans le cyclosport qui dit que le temps de parcours de ces deux épreuves est souvent similaire. Je m’attends donc à faire entre 8 et 9 h de selle.

 

La cyclosportive « Les trois ballons » est considérée comme une cyclo de moyenne montagne. Je trouve que c’est faire injure à ses 7 cols et à ses 4300 de dénivelé. Ce n’est pas parce que l’on n’ira pas au dessus de 1325 m que l’on ne va pas souffrir.

 

On loge tout de même à 45 minutes de Champagney où a lieu le départ mais je n’ai rien trouvé de plus près, on est environ 2 000 au départ et j’ai réservé dans les derniers. Malgré la distance, je ne suis pas le seul concurrent à loger dans cet hôtel. La nuit est assez agitée, merci Colin… Le matin je pars le plus discrètement possible et j’arrive à Champagney un peu moins d’une heure avant le départ. Je m’inscris, Vogezen_20090613_127.JPGj’agrafe mon dossard et fixe ma plaque de cadre.

 

Je suis de nouveau très mal placé, mais j’en ai l’habitude maintenant. On me « voit » de dos sur la photo en train de discuter avec un gars du team de Lux.

  

En attendant le départ, j’apprends que les 10 premiers Km sont à parcourir deux fois. Au bout de 190 Km, on repasse à Champagney et on refait ces 10 Km pour aller chercher la redoutable planche des belles filles.

 

Ca y est ça commence à bouger… d’abords un peu de trottinette, puis du sur place et enfin le vrai départ. On va « monter » pendant 17 Km à 2% pour aller chercher le pied du premier ballon (Servance). Je me cale dans les roues afin de ne pas trop me griller. On parcourt tout de même ce tronçon à plus de 27 Km/h de moyenne.

 

Ballon_de_Servance_Plancher_Bas_profile.gifOn passe effectivement au pied de la planche des belles filles dont on aperçoit le premier mur. Mais il nous faut d’abords parcourir 200 Km avant de pouvoir la (ou les) monter. J’y reviendrais en temps voulu. On arrive au pied du ballon de Servance. La tactique est la même que pour la marmotte, je surveille uniquement mon cardio afin de ne pas me mettre dans le rouge. Je monte les 5.6 Km les plus difficiles (7.6%) à 12.3 Km/h et 163 puls de moyenne. Je me souviens de cette réflexion lors de l’ascension : « c’est beau, mais ça ressemble terriblement à nos côtes ardennaises en plus long (forêt de sapins).

 

Au bas de la descente, j’intègre un groupe d’une bonne centaine de cyclos. Je retrouve mon camarade de souffrance de la revanche de la flèche du sud. On papote un peu. Ce qui nous permet de ne même pas nous rendre compte que l’on vient de franchir le col du menil… Je pense qu’en ayant surveillé mon cardio lors de la première ascension, j’ai intégré un groupe à ma main, je suis donc le rythme dans le col d’oderen. On monte les 4.750 Km à 5.1% à 18.5 Km/h. Je ne me rend pas compte que pour suivre mes puls sont montées à 168 de moyenne. Ce n’est pas encore trop grave, mais c’est 5 puls de trop… Du coup, je commence déjà à accumuler de l’acide dans les jambes… Je pense toujours être avec des gars de ma force, du coup je participe au relais à l’avant et j’aborde le grand ballon (le Markenstein, en fait) à l’avant du peloton.

 Le_Markstein_Oderen_profile.gif

Vogezen_20090611_007_-1-.jpgOn perd énormément d’unité, mais ça ne m’inquiète pas. Il y a eu suffisamment de signal d’alarme pour que je lève le pied mais comme je n’en n’ai perçu aucun je continue à suivre le rythme. Le Markestein comporte en fait une petite descente (800 m) avant de tourner à droite vers la route des crêtes. Elle va m’être fatal. Dans la première partie je suis les cadors de mon groupe, on monte les 7 premiers Km difficiles (5.3%) à 16.8 Km/h. Voilà encore un signe supplémentaire de mon exagération, mais une fois de plus je l’ignore. Ma moyenne cardiaque sur ce tronçon est de 172… c’est 10 de trop et ça, ça ne pardonne pas. Apres les 800 m de descente, je sens que c’est trop rapide et je prends enfin mon rythme. Mais il est déjà trop tard… Les prémices de crampes apparaissent déjà. Toujours au même endroit, les quadriceps internes… C’est dommage on a pas 100 bornes au compteur et on arrive dans les plus beaux paysages de l’épreuve, la route des crêtes. 

 

Enfin 15 Km de « plat ». La combinaison contemplation du paysage et début de crampe me fait rater un3_BALLONS_13_06_2009_38.JPG premier groupe, j’intègre donc le second. Je prend place en queue du groupe et je met le développement le plus petit possible afin d’éliminer un peu d’acide. Il reste 1.5 Km difficile (8%) avant le sommet du grand ballon. Ca va être le Km le plus dur, de véritables coups de couteaux dans les mollets à chaque tour de manivelles. Heureusement, c’est là haut que je fais la pause ravito.

 

Enfin une petite pause… 8 minutes pour remplir les bidons, manger tout ce qui me plait au ravito et surtout m’étirer, me réétirer et me réréétirer. Ensuite c’est la plus longue descente du parcours avec des paysages splendides, tout du moins dans la première partie. Tout les flamands au départ vont être gâtés, il y a des pavés dans certains virages. C’est assez surprenant dans la descente d’un col, mais on s’y fait.

 

DSCI0039.JPGEn bas, je suis tout seul, c’est assez rare dans ce genre de cyclo que pour être signalé. Je n’ai que deux trois Km pour refaire tourner les jambes avant le col du Hunsdruck. Mine de rien ça fait plus d’une demi heure que je suis en mode récupération… Je sais que malgré tout, ça ne sert à rien de forcer, sinon les crampes seront de retour. Je monte ce col assez tranquillement (5.25 Km à 11.8 Km/h pour 6.7% et 162 puls). Je suis rattrapé par un bon groupe (20) en vue du sommet. Je ne force pas, je sais que je reviendrais dans la descente.

 

En bas de cette descente le groupe se reforme. Je fais la connaissance de Jean-Luc grâce à sa sacoche de selle estampillée « La roue libre – Battice ». On a déjà 130 Km dans les pattes et on sait tous qu’il nous reste encore deux cols à gravir, du coup personne n’est vraiment motivé pour rouler. On fait tout de même la grosse dizaine de Km nous séparant du pied du ballon d’Alsace à 27.7 Km/h. On papote avec J-L, on prend aussi des infos au près des locaux sur le col à venir. La plupart des gars du groupe s’arrêtent au ravito au  pied du dernier ballon du jour, pour moi ça sera un stop and go, si je m’arrête trop longtemps je ne repars plus…

 Ballon_dAlsace_Sewen_profile.gif

Au bout du faux plat le long du lac, je salue J-L pensant ne plus le revoir. Je prend mon rythme de cyclo crampu, c'est-à-dire le plus vite possible mais à une intensité tout juste inférieur à celle me donnant des crampes. Je monte les 6.7 Km difficile (7.5%) à 10.3 Km/h pour 158 puls.

 

Dans la descente, je réintègre une bonne partie du groupe avec lequel je roulais avant le ballon d’alsace, 2009-1161.JPGdont J-L. Mon groupe ressemble comme deux gouttes d’eau à celui sur la photo. On approche des 30°C et les quelques lacs envahis de baigneurs en tentent plus d’un, mais on a encore du pain sur la planche (des belles filles). L’état d’esprit est le même, personne ne veux rouler, mais comme il y a tout de même 50 Km à faire, je monte de temps en temps en tête pour relancer l’allure. Dès que sens revenir mes crampes, je retourne derrière. On roule à 30 Km/h de moyenne sur ce tronçon. Les quelques petites bosses avant de revenir à Champagney m’ont fait énormément souffrir mais je me suis accroché tant bien que mal. Tout le monde n’a pas pu le faire. J’ai encore utilisé la tactique du placement en tête au pied et en queue en haut.

 

Retour au point de départ. C’est assez cruel de passer juste devant sa voiture quand on sait que l’on doit encore faire 20 Km dans un sens puis 20 Km dans l’autre avant de pouvoir monter dedans… Mais qui dit trois ballons, dit Planche des belles filles. C’est comme si ça rimait. Mes connaissances ayant déjà participé, à savoir Alain D. et mon oncle Emile, m’ont évidemment parlé de leur détresse respective dans cette montée. Et comme un profil vaut mieux qu’un long discours :

 Planche_des_Belles_Filles_Plancher_les_Mines_profile.gif

2009-1244.JPGHeureusement c’est pas trop long, tout de même plus de 5 Km, mais qu’est ce que c’est raide…Surtout après 200 Km. Mon oncle y a même fait demi tour avant de se raviser et de finalement monter au sommet.

 

En définitive je termine 506ème (sur 1400) en 8h30mn08sec. L’adage des temps identiques 3 ballons, marmotte est respecté (8h36mn32sec à la marmotte).

 

Je mange mon plateau repas avec les gars du team de Lux. Puis c’est au tour d’un petit décrassage obligatoire jusqu’à la voiture.

 

polar 3 ballons

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Published by martin.outmanns.over-blog.com - dans Cyclosportive
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